Notre capacité de douter, de critiquer et de désobéir est sans doute le seul moyen d’éviter la fin de la civilisation et d’assumer l’avenir de l’humanité.
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- Idéalement, la civilisation devrait être imposée par une majorité enthousiaste à une minorité provisoirement sceptique.
- Le principe démocratique a contribué à l’affaissement de la civilisation en empêchant le développement de l’élite.
- Après l’écroulement de notre civilisation, de deux choses l’une : ou elle périra tout entière comme les civilisations antiques, ou elle s’adaptera à un monde décentralisé. Il dépend de nous, non pas de briser la centralisation, mais de préparer l’avenir.
- Ce n’est pas la technique qui représente le vrai danger pour la civilisation, c’est l’inertie des structures.
- Nous devrions garder le silence sur ceux qui sont au pouvoir; en dire du bien implique presque de la flatterie; dire du mal d’eux de leur vivant est dangereux, et quand ils sont morts, c’est lâche.
- Le seul moyen de lutte qui nous reste, pour refuser l’arbitraire et la barbarie, est de ne pas renoncer à notre éducation.
- L’être humain ne doit jamais cesser de penser. C’est le seul rempart contre la barbarie. Action et parole sont les deux vecteurs de la liberté. S’il cesse de penser, chaque être humain peut agir en barbare.
- Supprimer la morale rabâchée de la justice abstraite, rester près des êtres et des choses, reconnaître la nécessité des ennemis, aimer qu’ils soient.
- nous serions bien avisé, avant de critiquer autrui, de nous asseoir et de réfléchir à savoir si ce n’est pas à nous qu’il conviendrait de jeter la première pierre.
- Si nous savons comprendre avant de condamner, nous serons sur la voie de l’humanisation des relations humaines.
- Il faudrait rendre au passé sa véritable vocation, c’est-à-dire d’être oublié, et il cessera tout de suite d’exercer une quelconque influence nocive sur notre vie présente.
- On se fait violence, on ne s’écoute point, on croit qu’à force de prendre sur soi, à la fin on accoutumera le corps à obéir...
- La sotte occupation que celle de nous empêcher sans cesse de prendre du plaisir, ou de nous faire rougir de celui que nous avons pris... Celle du critique.
- Que l’on s’efforce d’être pleinement humain et il n’y aura plus de place pour le mal.
- A chaque fois que nous sommes témoins d’une injustice et que nous n’agissons pas, nous formons notre caractère à être passifs... Nous finissons alors par perdre toute capacité à nous défendre, ainsi que ceux que nous aimons.