Le principe démocratique a contribué à l’affaissement de la civilisation en empêchant le développement de l’élite.
Sociologue, 1873-1944Le principe démocratique a contribué à l’affaissement de la civilisation en empêchant le développement de l’élite.
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Source vérifiée
L’Homme, cet inconnu (1935), chapitre 7
… Il est absurde de lui donner le même pouvoir électoral qu'à l'individu complètement développé. Les sexes ne sont pas égaux. Il est très dangereux de méconnaître toutes ces inégalités.Le principe démocratique a contribué à l’affaissement de la civilisation en empêchant le développement de l'élite.Il est évident que les inégalités individuelles doivent être respectées. Il y a, dans la société moderne, des fonctions appropriées aux grands, aux petits, aux moyens et aux inférieurs. …
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La fraternité bannit la volonté de puissance, et le service la tentation du pouvoir.
La démocratie a deux excès à éviter : l’esprit d’égalité extrême, qui la conduit au despotisme d’un seul, et le despotisme d’un seul qui finit par la guerre.
Une civilisation meurt quand elle recule sur ses principes et ses valeurs, et quand ceux qui les remettent en question avancent.
L’empire du fait qui avait porté si haut notre civilisation est à peu près ruiné par un mauvais usage de la raison.
Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d’où l’impression que le courage a déserté la société toute entière.
La vie sociale consiste à détruire ce qui lui donne son arôme.
Les sociétés à castes et à classes rigides faisaient un gaspillage impardonnable de talents… Mais il faut reconnaître que de telles sociétés réduisaient les aspects nocifs de la compétition.
Le déclin de la notion de personne est le facteur premier des désastres politiques du XXe siècle et de l’avilissement général de notre civilisation.
La politique abaisse tout ce qu’elle touche, l’Eglise comme le reste.
On veut avant tout fonder un Etat juste, et l’on ne s’aperçoit pas que l’on brise la liberté, que l’on fait une révolution sociale et non une révolution politique, que l’on pose la base d’un despotisme semblable à celui des Césars de l’ancienne Rome.

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