Mais je n’en veux pas, du confort. Je veux Dieu, je veux de la poésie, je veux du danger véritable, je veux de la liberté, je veux de la bonté. Je veux du péché.
Écrivain, 1894-1963Mais je n’en veux pas, du confort. Je veux Dieu, je veux de la poésie, je veux du danger véritable, je veux de la liberté, je veux de la bonté. Je veux du péché.
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Le Meilleur des mondes (1932)
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Dieu m’a tenté : « Pécheur rebelle, je jugerai ton âme un jour. Veux-tu le Paradis pour elle ? » -Garde ton ciel, j’ai son amour.
Le poème est l’amour réalisé du désir demeuré désir.
Je refuse de désespérer parce que désespérer, c’est refuser la vie. Il faut garder la foi.
Tant qu’il nous est bon de vivre, nous le désirons fortement, et il n’y a que le sentiment des maux extrêmes qui puisse vaincre en nous ce désir.
Je fais l’amour mais c’est de telle sorte
Que seulement du plaisir j’en rapporte,
N’engageant point ma chère liberté.
Je suis capable d’aimer la paix ou la violence, la sagesse ou la folie, le chaud ou le froid, ja mais la médiocrité.
Je veux passer ma vie à te rendre heureuse. J’aime ta voix, j’aime ton corps, j’aime ta tendresse, j’aime ce que je vois de moi dans tes yeux, j’aime t’écouter, j’ai envie de t’écouter, de te chérir, plus rien d’autre ne compte.
Nous voulons tout ce que Dieu veut, mais nous ne savons pas que nous le voulons, nous ne nous connaissons pas, nous ne rentrons en nous que pour mourir, et c’est là qu’il nous attend.
Je hais de tout mon cœur les esprits colériques,
Et porte grand amour aux hommes pacifiques ;
Je ne suis point battant de peur d’être battu,
Et l’humeur débonnaire est ma grande vertu.
J’ai plus d’amour à donner, j’ai ma tristesse à revendre.

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