Le langage du monde s’écrit par chances et coïncidences. Dans la vie, tout est signe. A travers les signes, l’homme peut comprendre le langage du monde.
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- La vie est faite de petits et de grands miracles. Rien n’est ennuyeux, car tout change constamment. L’ennui n’est pas dans le monde, mais dans la manière dont nous voyons le monde.
- Tout est écrit dans les sons. Le passé, le présent et le futur de l’homme. Un homme qui ne sait pas entendre ne peut écouter les conseils que la vie nous prodigue à chaque instant. Seul celui qui écoute le bruit du présent peut prendre la décision juste.
- L’illusion du vers, bon ou mauvais, est telle, qu’à travers un sonnet la vie est toujours belle.
- Savoir est le premier mot du symbole de la religion naturelle : car savoir est la première condition du commerce de l’homme avec les choses, de cette pénétration de l’univers qui est la vie intellectuelle de l’individu : savoir, c’est s’initier à Dieu.
- La poésie est née des premiers étonnements devant la vie, quand l’humanité naissante s’interrogea sur les premiers mystères de l’existence. C’est ainsi que l’universel fut, dès l’origine, local.
- Le monde est en perpétuel mouvement, notre monde est la proie d’un changement constant. Tout change. Telle est la loi de la vie.
- Il y a une langue une là où des individus, se comprenant entre eux, ont, d’une façon consciente ou inconsciente, le sentiment et la volonté d’appartenir à la même communauté linguistique.
- Mais la vérité, vous le savez, c’est ce qui simplifie le monde et non ce qui crée le chaos. La vérité, c’est le langage qui dégage l’universel.
- Parfois, on aimerait savoir, n’est-ce pas, la nature exacte des paroles : leur poids sur les âmes, leur action insidieuse sur les pensées, leur durée de vie, si elles sucrent ou rendent amers les coeurs.
- Les mots ne sont visibles que dans l’oeil dénué de paupière de la mémoire. Dieu merci, les vivants conservent l’aptitude de surprendre et de décevoir.
- Chaque poète se taille un langage dans le langage comme s’il découpait un étendard dans le parquet de l’univers, un tapis volant, un autre monde, un Mexique, un lexique. Mais c’est l’ensemble du langage ainsi, qu’il pervertit, déroute, exalte et restitue.
- Quoiqu’il en soit, je m’en remis à l’une de mes règles de vie, à savoir : lorsque tu veux quelque chose, tiens ta langue.
- L’homme porte le mystère de la vie qui porte le mystère du monde.
- La vie est trop courte pour que nous cachions dans notre coeur des mots importants. Par exemple, je t’aime. Mais ne t’attends pas toujours à entendre la même phrase en échange.