La poésie est née des premiers étonnements devant la vie, quand l’humanité naissante s’interrogea sur les premiers mystères de l’existence. C’est ainsi que l’universel fut, dès l’origine, local.
Image : La poésie est née des premiers...

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- La pensée sans poésie et la vie sans infini, c’est comme un paysage sans ciel : on y étouffe.
- La vie spirituelle commence à partir du moment où nous découvrons que toute la réalité de nos actes réside dans les pensées qui les produisent.
- Au regard de l’histoire de la vie sur terre, celle de l’humanité commence à peine. Et pourtant, la voici déjà, par la faute de l’homme, menaçante pour la nature et donc elle-même menacée.
- Vivre, c’est transformer en présence familière ce qui semblait inaccessible, en connaissance ce qui était non seulement inconnu mais insoupçonné, en compréhension ce qui était incompréhensible, en souvenir ce dont nous ne connaissions même pas l’existence.
- Composer une poésie digne d’être lue et retenue est un don du destin : cela arrive à quelques rares personnes, en dehors de toute règle et de toute volonté, et à ces quelques personnes même, cela n’arrive que rarement dans la vie.
- Les idées et les mots ont pris de la poussière qu’il faut au philosophe de la vie réinventer le langage à chaque instant, pour nommer les choses nouvelles.
- La clef de toutes les sciences est sans contredit le point d’interrogation; nous devons la plupart des grandes découvertes au comment ? Et la sagesse dans la vie consiste peut-être à se demander, à tout propos, pourquoi ?
- Qu’avions-nous en commun ? Sans doute un rêve, celui de pouvoir naviguer en toute liberté et rencontrer des êtres et une nature rendant absurde la question du sens de la vie.
- L’objet de la poésie deviendrait une connaissance des secrets de l’univers qui nous permettrait d’agir sur les éléments.
- Le problème de la béatitude éternelle est un de ceux dont la solution n’est connue que de Dieu dans l’autre vie. Lci-bas, des poëles sublimes ont éternellement ennuyé leurs lecteurs à la peinture du paradis.
- La vie n’est supportable que si l’on y introduit non pas de l’utopie mais de la poésie, c’est-à -dire de l’intensité, de la fête, de la joie, de la communion, du bonheur et de l’amour.
- La naissance est le début de la solitude et la solitude le début de la poésie...
- Ô rêveries, c’est à vous que je dois de m’être destinée au langage de la poésie, lorsque je compris, dès l’enfance, que les éléments, l’espace, les sanglots explosifs et muets de l’âme ne sont pas l’échange intelligible dévolu aux humains.
- La fonction même du poète, en tant que mode de connaissance, n’est pour moi qu’une règle de vie qui nous tienne plus vivant, fût-ce à vif, sur l’autre versant de l’apparence.