Le langage devenait un intermédiaire entre l’homme et son désir, entre l’homme et son travail, comme il y a des intermédiaires entre le producteur et le consommateur.
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- L’homme est fondamentalement désir d’être et le désir est manque.
- L’homme se fait; il n’est pas tout fait d’abord, il se fait en choisissant sa morale, et la pression des circonstances est telle qu’il ne peut pas ne pas en choisir une.
- Si l’homme a besoin du langage, ce n’est pas seulement pour communiquer du sens, c’est en même temps pour écouter et reconnaître sa propre existence.
- Il est donc sensé de penser que c’est le langage qui a créé l’homme, et non l’homme le langage, mais à condition d’ajouter que l’hominien a créé le langage.
- Une production qui aspire à multiplier les biens de l’existence requiert chez les hommes des envies insatiables, qui s’allument d’autant plus qu’elles se satisfont davantage.
- L’homme asservit tout ce qu’il touche, la nature, ses semblables, et davantage encore celui qu’il accable de son amour, homme ou femme.
- Le travail d’un homme est l’explication de l’homme.
- Ce qu’un homme sait doit trouver son expression dans ce qu’il fait. La valeur d’une connaissance supérieure réside principalement dans le fait qu’elle mène à une vie d’homme performant.
- La culture, c’est ce qu’on répond à l’homme quand il demande ce qu’il fait sur terre.
- Comment l’homme et la femme pourraient-ils se comprendre ? Car en fait tous deux souhaitent des choses différentes : l’homme, la femme et la femme, l’homme.
- Ce que les hommes ont nommé amitié n’est qu’une société, qu’un ménagement réciproque d’intérêts, et qu’un échange de bons offices; ce n’est enfin qu’un commerce où l’amour-propre se propose toujours quelque chose à gagner.
- Si vous parlez à un homme dans une langue qu’il comprend, cela lui monte à la tête. Si vous lui parlez dans sa langue, cela lui va à coeur.
- Dans notre société de consommation et d’épargne, un homme qui a de l’argent est un homme considéré. Un homme qui n’en a pas est également un homme considéré, mais lui, comme un pauvre type.
- A chaque siècle, les hommes, pour épicer la vie, aliment amer au goût, la relèvent d’idées nouvelles qui finalement la rendent encore plus indigeste.