Il y a des jours où, de la famille on en a jusque-là. Il y a des jours où l’on sait que c’est une drogue, l’affection : ça vous tient, ça vous coûte, ça ne vous comble jamais et pourtant, dès que ça manque, vous voilà tortillé.
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- Où peut-on être mieux qu’au sein d’une famille ? Partout ailleurs !
- Nul n’est fait pour quiconque et c’est heureux, car nous sommes quatre milliards : la recherche d’un prédestiné ressemblerait à celle d’une aiguille dans un tas de foin. Un couple est toujours improbable; il est toujours possible.
- Peut-être ce mot famille évoque-t-il pour vous la chaleur tiède et mélancolique d’un passé, ou bien la force du nombre des moyens d’action et de relations dont vous lui êtes redevable, une espérance, peut-être aussi un regret. Peut-être ce mot est-il pour vous synonyme d’étouffement, de charges écrasantes, de chape de plomb sur le coeur.
- Je ne présentais qu’un seul avantage moi, en somme, mais alors celui qui vous est difficilement pardonné, celui d’être presque gratuit, ça fait tort au malade et à sa famille un médecin gratuit, si pauvre soit-elle.
- Quand on se noie, on pense à sa famille qui va se demander d’abord pourquoi on est en retard pour le thé et ensuite ce qui va se passer étant donné qu’on n’a pas fait de testament.
- A ce qu’il paraît, c’est le genre de fantaisie qui prend les pères de famille de temps à autre. Mais la plupart se croisent les bras en attendant simplement que ça leur passe.
- Pour tout bagage, on a vingt ans, on a l’expérience des parents On se fout du tiers comme du quart On prend l’bonheur toujours en r’tard Quand on aime, c’est pour toute la vie Cette vie qui dure l’espace d’un cri.
- Mariez-vous; je vous crie que la famille est le port. On vous l’a dit trop tôt, je ne vous le dis pas trop tard. On a l’âge que l’on paraît avoir. Faites un mariage d’amitié pour avoir des enfants. L’amour ne procrée guère.
- Je pense que si tu es jeune et que tu as des enfants, tu as encore tant à prouver. Lorsque vous avez des enfants plus tard dans la vie, vous perdez un peu de cette envie de travailler.
- Je crois qu’on trouverait dans certaines conditions d’existence, dans certains rapports avec la famille surtout, la raison d’être de beaucoup d’oeuvres et aussi la cause qui en a détruit dans le germe un bon nombre.
- Les drogues nous ennuient avec leur paradis. Qu’elles nous donnent plutôt un peu de savoir.
- L’amour, cet opium des femmes. Ce narcotique bon marché avec lequel on endormait depuis des siècles nos velléités d’indépendance.
- Tu connais les vieux - plus aucune pudeur de l’estomac, tu as envie de vomir rien qu’à les voir se goinfrer. Les vétérans de la drogue sont tout pareils.
- Plus tard peut-être, trop tard pour moi, ils vous enlèveront d’un simple coup de bistouri les tumeurs de l’amour, et ses affres. Une série de piqûres vous permettre de ne plus même vous rappeler le terrible visage de l’être aimé.
- L’habitude de l’usine sera peut-être devenue drogue : chaque jour dans cette mélasse, absorber une dose d’hébétude. Il aura peine à se défaire de cet abrutissement providentiel, de cette sensation quotidienne d’un corps tellement courbatu que chaque soir la pensée s’endort dans une terrible sérénité.