Ilz emplirent de sang et de corps morts tout le cours de la riviere.
Traducteur, 1513-1593 Image : Furmeyer, Domaine public, Wikimedia Commons Source : Marius, 34
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Ilz emplirent de sang et de corps morts tout le cours de la riviere.
Traducteur, 1513-1593 Image : Furmeyer, Domaine public, Wikimedia Commons Source : Marius, 34
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Partager sur
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Un fleuve est un personnage, avec ses rages et ses amours, sa force, son dieu hasard, ses maladies, sa faim d’aventures.
La rivière, la vie comme image du baluchon tenu à bout de bras au-dessus de l’eau, avant d’être submergé.
Tout corps plongé dans un liquide finit par avouer.
Notre civilisation tant vantée est née dans le sang, est imbibée de sang, et ni vous, ni moi, ni personne ne pouvons échapper à cette tache écarlate.
Pourquoi teindre l’autel du sang de tes victimes ? L’animal innocent doit-il pour toi mourir ? Sa mort n’efface pas tes crimes : Celui qui fait le mal doit lui-même périr.
Les martyrs représentent un des plus puissants leviers de l’humanité et peuvent transformer une populace altérée de sang en un groupe d’hommes prêts à mourir pour un idéal de justice ou de liberté.
La mort de l’eau est plus songeuse que la mort de la terre : la peine de l’eau est infinie.
La mort est un vaisseau porté par les mains des jeunes filles ni belles ni laides qui passent et repassent dans une maison en ruine, sous le regard incrédule et méfiant de celui qui, d’une main sûre, repousse cette image.
C’est par leur murmure Que les étangs mettent les fleuves en prison.
La mort a tué trop d’hommes pour être inhumaine.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.