La fin suprême de la famille serait qu’entre les trois personnes il n’y eût plus ni sexe, ni âge, que le fils fût le père de ses parents, l’époux de sa mère.
Écrivain, 1798-1874La fin suprême de la famille serait qu’entre les trois personnes il n’y eût plus ni sexe, ni âge, que le fils fût le père de ses parents, l’époux de sa mère.
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Une épouse qui a perdu son mari devient une veuve ; un époux qui a perdu sa femme devient un veuf ; mais il n’existe pas de nom pour des parents dont l’enfant unique a été arraché à leur amour.
Dans ma famille, on est érotique de père en fils.
Pour être admirable, la famille devrait être désintéressée.
Il y en a d’aucunes qui prennent des maris seulement pour se tirer de la contrainte de leurs parents.
Les fils naissent avec en eux ce que la vie, chez les pères, a laissé à moitié.
Grandir, c’est s’apercevoir que ses parents ne sont pas indispensables.
Par la vie commune, par la fécondation, l’imprégnation et la métamorphose profonde qui l’accompagne, il a fait cette femme. L’époux est le père de l’épouse en ce sens, autant que de l’enfant même.
Même dieu a sa mère.
Telle est l’ingrate position du père au sein de la famille : pourvoyeur pour tous, ennemi de tous.
Un des plus grands mystères de l’existence est de comprendre comment le garçon qui n’était pas digne d’épouser votre fille a pu devenir le père de la plus belle petite-fille du monde.

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