Les femmes qu’on a beaucoup aimées forment dans la mémoire une famille d’élection et la rencontre d’une ancienne maîtresse, même haïe, même oubliée, éveille un trouble inattendu d’où peut rejaillir l’amour nouveau.
Poète, 1870-1925Les femmes qu’on a beaucoup aimées forment dans la mémoire une famille d’élection et la rencontre d’une ancienne maîtresse, même haïe, même oubliée, éveille un trouble inattendu d’où peut rejaillir l’amour nouveau.
Poète, 1870-1925Partager sur
Source vérifiée
Aphrodite (1896), livre IV, chapitre V
Quant à Démétrios elle saurait bien le reprendre par une manœuvre ultérieure. Comment croire qu’il était détaché d’elle à jamais! La passion qu’elle lui supposait n’était pas de celles qui s’éteignent sans retour dans le cœur de l’homme.Les femmes qu’on a beaucoup aimées forment dans la mémoire une famille d’élection et la rencontre d’une ancienne maîtresse, même haïe, même oubliée, éveille un trouble inattendu d’où peut rejaillir l’amour nouveau.Chrysis n’ignorait pas cela. Si ardente qu’elle fût elle-même, si pressée de conquérir ce premier homme qu’elle eût aimé, elle n’était pas assez folle pour l’acheter du prix de sa vie quand elle voyait tant d’autres moyens de séduire plus simplement.
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Ainsi va la vie des femmes : des joies fragiles au milieu d’immenses tourments.
L’avance que prennent les femmes changera le vécu de l’amour aujourd’hui plein d’erreurs, en fera une relation qui unisse un être humain à un autre être humain, et non plus un homme à une femme.
Comme il m’est difficile de garder assez d’amour en moi pour ne pas m’effrayer de cette nouvelle femme qui émerge de la femme tant aimée devenue d’autant plus méconnaissable que tout d’elle est encore là mais sans elle !
De même que l’amour nous fait trouver belle la femme aimée, l’angoisse que nous inspire une femme redoutée donne un relief démesurée au moindre défaut de ses traits.
Dans la vie de la plupart des femmes, tout, même le plus grand chagrin, aboutit à une question d’essayage.
Exilé, sensible, malheureux, on regrette sa famille, et surtout la douceur de l’amour maternel.
On serait trop malheureux si, auprès des femmes, on se souvenait le moins du monde de ce qu’on sait par cœur.
La seule prison des femmes, c’est l’amour. Elles seront toujours victimes de leur sentimentalisme. Un siècle de combats n’a rien pu faire contre cette faiblesse chronique.
Plus tourmentée encore que nous par cet éternel besoin d’amour qui ronge notre cœur solitaire, la femme est le grand mensonge du Rêve.
La femme infidèle a des remords ; la femme fidèle a des regrets.

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