Il faut avoir vécu dans la promiscuité des hospices et des camps pour apprécier la valeur d’une cuvette d’eau, pour savourer la solitude des endroits où l’on met culotte bas, à l’aise.
1848-1907Il faut avoir vécu dans la promiscuité des hospices et des camps pour apprécier la valeur d’une cuvette d’eau, pour savourer la solitude des endroits où l’on met culotte bas, à l’aise.
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Les Soirées de Médan
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On peut se laisser dépérir dans le manque. On peut aussi y trouver un surcroît de vie.
Le cigare et la vodka, compagnons idéaux de ces moments de repli. Aux pauvres gens, aux solitaires, il ne reste que cela. Et les ligues hygiénistes voudraient interdire ces bienfaits ! Pour nous faire parvenir à la mort en bonne santé ?
Quelle solitude / De mourir / Sans certitude / D’être au moins / Une particule / De vie / Un point minuscule / Utile à quelqu’un
Les ressources suprêmes sortent des résolutions extrêmes. S’embarquer dans la mort, c’est parfois le moyen d’échapper au naufrage ; et le couvercle du cercueil devient une planche de salut.
La survivance est un naufrage dont le salut repose sur l’entêtement et non sur la providence.
Vivre dans un trou
Dans le luxe ou la boue
Mais avec vous.
La vie pour être supportable doit être intensément vécue.
Je ne doute point que la vraie dévotion ne soit la source du repos ; elle fait supporter la vie et rend la mort douce : on n’en tire pas tant de l’hypocrisie.
Une visite de condoléances, ma petite-fille, cela apprend à vivre, à se tenir. À oublier le mort. Eh oui, c’est comme ça ! Il faut oublier pour se souvenir.
Règle de vie : Toujours essayer de réduire mes propres souffrances à ce qu’elles ont d’universel et d’anonyme, et considérer celles des autres comme uniques et irréductibles.

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