Qui traverse le désert apprend à connaître la valeur de l’eau. Qui voyage en mer apprend à connaître les dangers de l’eau. Qui ne connaît ni désert ni mer s’indiffère à la vue de l’eau.
ÉcrivainQui traverse le désert apprend à connaître la valeur de l’eau. Qui voyage en mer apprend à connaître les dangers de l’eau. Qui ne connaît ni désert ni mer s’indiffère à la vue de l’eau.
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Passager entre deux Millenaires
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La mer est un élément capital pour la connaissance des peuples. La mer modèle les mœurs comme elle fait les rivages. Tous les peuples marins ont du caprice, sinon de la folie, dans l’âme.
Mesure à ton pouvoir la grandeur de l’ouvrage : Le plus sûr, à qui veut fendre les flots amers, est de ramer près du rivage, plutôt que de cingler vers le plus haut des mers.
Naviguer à vue, c’est retrouver le sel et le sens de la vie.
L’intelligence et la bêtise peuvent habiter dans la même tête sans s’influencer le moins du monde, comme l’eau et l’huile se superposent sans se mêler.
L’eau, si on sait l’entendre, si on en apprend la langue, ouvrira toute la connaissance des êtres et des choses.
Ce n’est que lorsque le puit s’assèche que l’on découvre la valeur de l’eau.
La surface des eaux demeure l’éternel miroir, elle réfléchit le ciel et garde son intégrité. En se penchant vers l’épaisseur des eaux, chacun n’y verra que le reflet de lui-même ; en se relevant, son regard se perdra dans le cercle d’horizon.
L’émerveillement, plutôt que le doute, est la source de la connaissance.
L’eau, le conseil et le sel ne donnent pas à ceux qui ne vous le demandent pas.
Vous ne pouvez pas avoir de pain sans cuisson : la connaissance est l’eau, le corps est la farine et l’émotion – souffrir, c’est le feu.

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