Respirer, marcher, parler, regarder : toutes choses ordinaires, dont on ne s’aperçoit de la valeur que lorsqu’on a failli les perdre pour toujours. Les rescapés d’accident, de maladies ou d’événements de vie graves racontent tous la même histoire, et la même sensation, liée à cette prise de conscience : vivre est une chance.
Image : Respirer, marcher, parler, regarder : toutes...

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- Quelle est la valeur de cette vie dont les meilleurs moments nous apparaissent toujours comme des périodes d’évasion, de fuite de soi ?
- En te sauvant la vie, j’ai compris que toutes les vies avaient la même valeur. Personne n’a le droit de prendre librement la vie d’un autre !
- Il y a des êtres qui résistent, qui restent convaincus de la valeur de leur vie même quand l’air se dessèche autour d’eux. Même si la terre entière se changeait en pierre, ils continueraient de se savoir humains, et seront sauvés.
- Il faut croire en la vie et la vivre pleinement sans trop s’arrêter aux accidents en cours de route. Un malheur présage un bonheur, la plupart du temps c’est vrai.
- Parce que dans la zone, c’est comme ça : si tu reviens avec la gratte, c’est un miracle si tu reviens vivant, c’est la réussite si tu as échappé aux balles de la patrouille, c’est une chance et tout le reste, c’est le destin...
- De la moindre vie humaine, quelque chose d’irréductible demeure, toujours rien de ce qui a lieu en ce monde, grand ou petit, tragique ou anodin, ne peut être annulé, et rien ne reste sans conséquences, aussi discrètes soient-elles.
- Nous localisons dans le corps d’une personne toutes les possibilités de sa vie, le souvenir des êtres qu’elle connaît et qu’elle vient de quitter, ou s’en va rejoindre.
- Il est certain que dans la vie de chaque être humain existe un événement inoubliable, qu’il s’agisse de joie ou de malheur.
- J’ai toujours trouvé que le plus grand mérite consistait à obtenir ce qui est hors d’atteinte, à vivre là où l’on est pas, à obtenir, enfin, quelque chose d’impossible, d’absurde, et à surmonter, comme autant d’obstacles, jusqu’à la réalité du monde.
- La vie est faite de petits et de grands miracles. Rien n’est ennuyeux, car tout change constamment. L’ennui n’est pas dans le monde, mais dans la manière dont nous voyons le monde.
- La splendeur de la vie est à jamais en chacun de nous, dans l’attente, dans toute sa plénitude, mais voilée à la vue, au fond, invisible, lointaine. Elle est là, cependant, pas réticente, pas sourde. Si vous l’invoquez par le bon mot, par son bon nom, elle viendra.
- Oubliée de tous, perdue dans le lointain du passé, la vie de n’importe qui a été pour toujours, et jusqu’aux siècles des siècles, et jusqu’à l’extrême fin des temps, l’unique chance de réalisation de ce n’importe qui.
- La vie se passe à désirer ce qu’on n’a pas, à regretter ce qu’on n’a plus.
- La vie est courte. Tout peut arriver, et c’est généralement ce qui se passe, il est donc inutile de rester assis à réfléchir à tous les si et à tous les mais.
- Il y a des moments dans la vie où tout bascule, quelle chance d’être son propre contrepoids.