Ce qui fait que les amants et les maîtresses ne s’ennuient point d’être ensemble, c’est qu’ils parlent toujours d’eux-mêmes.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons Ce qui fait que les amants et les maîtresses ne s’ennuient point d’être ensemble, c’est qu’ils parlent toujours d’eux-mêmes.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 312
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Quand deux époux sont du même avis, c’est toujours la femme qui l’a la première.
Le quotidien, ça use le couple, mais les gens seuls aussi !
On garde longtemps son premier amant, quand on n’en prend point de second.
En amour, ce qui compte seulement c’est d’avoir une femme dans son lit et chez soi : tout le reste est connerie, sinistre connerie.
Les baisers et les mots de tendresse n’ont jamais qu’un temps, même pour le plus joyeux des couples.
L’ennui d’une femme a toujours un nom : celui de l’homme avec qui elle vit. Car, si elle s’ennuie, c’est qu’il ne la désennuie pas.
Entre tant de plaisirs que dispense l’amour, il n’en est pas de plus grand que de parler de soi à l’être que l’on chérit.
Tu sais bien que dans l’amour, on dit n’importe quoi. Surtout les femmes.
Seuls les vrais solitaires, quand ils se rencontrent, peuvent s’aimer sans s’abîmer parce qu’ils n’ont pas besoin de se fuir, d’exercer un pouvoir sur l’autre ou de considérer la durée comme une fin en soi.
Il y a tant de choses entre deux amants dont eux seuls au monde peuvent être juges.

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