On garde longtemps son premier amant, quand on n’en prend point de second.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons On garde longtemps son premier amant, quand on n’en prend point de second.
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Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 396
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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L’on n’aime bien qu’une seule fois : c’est la première ; les amours qui suivent sont moins involontaires.
L’important n’est pas d’être le premier amant d’une femme, mais le dernier.
Malheur à l’homme qui, dans les premiers moments d’une liaison d’amour, ne croit pas que cette liaison doit être éternelle.
On comprend très bien que l’amour se décide à la première vue, mais l’amitié ne peut naître que d’une longue habitude.
L’Amour est le premier de tous les précepteurs, aucun ne polit mieux les mœurs. Un amant s’étudie à se rendre agréable ; Vous le voyez soigneux d’épurer ses humeurs.
Il n’y a rien de plus complet qu’un couple qui traverse le temps, qui accepte que la tendresse envahisse la passion.
Celui qui est amoureux de soi a au moins l’avantage de ne pas avoir trop de rivaux.
Sur la foi d’un amant lorsqu’une femme compte, le temps la met en droit de se rendre sans honte.
On s’aimera tant qu’on s’aimera ; avec cette délicieuse sensation du provisoire qui s’installe dans la durée sans qu’on en ait conscience.
Dans l’amour d’un couple, trouver la distance juste est essentiel. Cela demande beaucoup de patience, de perspicacité et d’imagination, en un mot, d’esprit.

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