Celui qui est amoureux de soi a au moins l’avantage de ne pas avoir trop de rivaux.
Écrivain, 1742-1799Celui qui est amoureux de soi a au moins l’avantage de ne pas avoir trop de rivaux.
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Source secondaire
Le Miroir de l'âme (1784), p. 363
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Entre tant de plaisirs que dispense l’amour, il n’en est pas de plus grand que de parler de soi à l’être que l’on chérit.
Amitié ou amour, il ne faut pas s’entendre sur l’essentiel, soit qu’on craigne d’en venir aux mains, soit qu’on redoute de s’ennuyer.
La tendresse c’est aussi savoir ne pas envahir l’autre de son amour quand il ne peut le recevoir.
L’important est de s’aimer soi-même pour mieux aimer les autres. On a quelquefois mal jugé l’amour de soi sous prétexte que c’était de l’égoïsme. Mais non, l’amour de soi est naturel, essentiel, nécessaire !
Il y a un amour de soi à trouver, ou à retrouver. Si l’amour est joie, si aimer c’est se réjouir, c’est aussi se réjouir de soi-même. L’amour de soi n’est en rien une faute, au contraire.
On est rarement maître de se faire aimer, on l’est toujours de se faire estimer.
Il n’y a qu’un précepte : s’aimer. Aimer les autres est un a posteriori.
L’amour est sans patience. Peut être il espère trop, peut être la moindre négligence lui apparaît elle comme une sorte d’insulte.
L’égoïsme n’est pas l’amour de soi, mais une passion désordonnée de soi.
Éviter de tomber dans les rets de l’amour est moins difficile que de s’en dégager.

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