L’express de Lyon, peuplé comme un village, entrait en gare avec des halètements espacés.
Écrivain, 1885-1972L’express de Lyon, peuplé comme un village, entrait en gare avec des halètements espacés.
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Les Hommes de bonne volonté
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Le train, automobile du pauvre. Il ne lui manque que de pouvoir aller partout.
Je rêvais de m’installer marchand de bonheur en plein Paris.
Paris a tissé, paris a grandi, s’est grandi, paris a accueilli, paris a créé et s’est créé. Alors, ce qui me frappe dans une ville, c’est évidemment cet apprentissage permanent toujours remis en cause et toujours renouvelé de la diversité.
Les francs-tireurs étaient là avec leurs petits cabans, accroupis au fond d’une fosse pleine d’eau, tout le long du chemin de fer de Soissons.
Les levers de soleil sont un accompagnement des longs voyages en chemin de fer, comme les œufs durs, les journaux illustrés, les jeux de cartes, les rivières où des barques s’évertuent sans avancer.
Quant à Paris, c’est une Ville lumière sans lumière. Sa beauté l’éloigne de l’immigrant.
A Lyon, la vraie lumière ne vient pas d’en haut, mais d’en bas.
Les relations entre les gens ressemblent souvent à des lignes de chemin de fer. Lorsque les voies s’écartent et s’éloignent l’une de l’autre, il faut attendre un aiguillage pour avoir une chance de les voir reprendre un chemin parallèle.
Paris est une solitude peuplée. Une ville de province est un désert sans solitude.
La banlieue est un paysage qui a de la gueule, il y a des perspectives, des lignes de fuite. L’œil a de quoi être nourri.

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