À écouter mon cœur tambouriner dans ma poitrine, je me suis dit qu’on pouvait peut-être mourir d’un baiser.
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Le voleur d'ombres
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Sang et semence se mêlaient à mon encre. C’est au rythme de mon cœur que battent mes mots.
Et de ma bouche où s’évapore
Le parfum des bonheurs derniers,
Et de mon cœur vibrant encore
S’élèvent de vagues pitiés…
Les sanglots longs Des violons de l’automne Bercent mon cœur D’une langueur monotone.
Les écumes du cœur ne se répandent pas sur le papier. On n’y verse que de l’encre, et à peine sortie de notre bouche la tristesse criée nous rentre à l’âme par les oreilles et plus ronflante, plus profonde.
J’ai dit ce que j’ai vu et ce que j’ai senti,
D’un cœur pour qui le vrai ne fut point trop hardi
Et j’ai eu cette ardeur, par l’amour intimée,
Pour être après la mort parfois encore aimée…
À mesure que les portes se fermaient autour de moi, mon cœur s’ouvrait de plus en plus.
De mes grands chagrins je fais de petites chansons ; elles agitent leur plumage sonore et prennent leur vol vers le cœur de ma bien-aimée.
Ah ! Si du moins j’avais ressenti au cœur le battement, aux mains le froid annonciateur, dans tout le corps une célébration de l’angoisse.
Beauté trop prompte à se rendre ne saurait me stimuler ; Un baiser, je veux le prendre, un cœur je veux le voler.
En écrivant cette parole
A peu que le cœur ne me fend.

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