La difficulté fut d’attacher le grelot.
Poète, 1621-1695La difficulté fut d’attacher le grelot.
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Source vérifiée
Fables (1668-1694), Conseil tenu par les Rats
Chacun fut de l’avis de monsieur le doyen: Chose ne leur parut à tous plus salutaire.La difficulté fut d’attacher le grelot.L’un dit: Je n’y vas point, je ne suis pas si sot; L’autre: Je ne saurais. Si bien que sans rien faire On se quitta. On se quitta.J’ai maints chapitres vus, Qui pour néant se sont ainsi tenus; Chapitres, non de rats, mais chapitres de moines, Voire chapitres de chanoines. …
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Monter, grimper… Mais se hisser ? Oh ! Combien c’est difficile. Le coup de reins lumineux, la rasante force qui jaillit de son terrier et, malgré la pesanteur, délivre l’allégresse.
Le fisc d’une part, la féodalité de l’autre semblaient lutter pour l’abrutir sous la pesanteur des maux.
Cède à la force, et fais quartier à la faiblesse.
Mais à qui se peut vaincre soi-même, il est peu de chose qui puisse résister.
La ficelle du sac de la patience se rompt.
On eût dit qu’une main se refermait peu à peu sur la bouche d’une victime et étouffait ses cris. La ville tenta de se débattre, d’arracher le bâillon qui l’asphyxiait, de se libérer du joug écrasant, mais elle n’en avait plus la force. Ce n’était plus qu’une fontaine tarie, un vestige inutile condamné à disparaître.
La force de la chaîne est dans le maillon.
C’est une des choses les plus difficiles et les plus nécessaires de la vie que d’apprendre à dédaigner. Le dédain protège et écrase. C’est une cuirasse et une massue.
Agoniser ne suffit pas. Il faut jouir en même temps qu’on crève avec les derniers hoquets faut jouir encore, tout en bas de la vie, avec de l’urée plein les artères.
Elle s’efforça, mais l’effort n’est pas de la force !

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