Depuis l’aube de la conscience jusqu’au milieu de notre siècle, l’homme a dû vivre avec la perspective de sa mort en tant qu’individu; depuis Hiroshima, l’humanité doit vivre avec la perspective de son extinction en tant qu’espèce biologique.
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- Il n’y a que trois événements dans la vie d’un homme; naissance, vie et mort; il n’a pas conscience d’être né, il meurt dans la douleur et il oublie de vivre.
- Personne n’imagine encore qu’on puisse jamais cloner la conscience de soi, seul élément de la personne qui restera mortel.
- Nous pouvons vivre sans poésie, musique ou art; - Nous pouvons vivre sans conscience et vivre sans coeur; - Nous pouvons vivre sans amis, et vivre sans livres, - Mais un homme civilisé ne peut pas vivre sans cuisinier.
- J’ai toujours un espoir parce que je crois en l’homme. C’est peut-être stupide. La voie de l’homme est d’accomplir l’humanité, de prendre conscience de soi-même.
- Que serait un univers sans conscience aucune qui le réfléchisse et le connaisse ? Que serait la raison objectivée, sans volonté ni sentiment ? Pour nous, la même chose que le néant; mille fois plus épouvantable que lui.
- L’être humain pense au futur, au point d’oublier le présent, de sorte qu’il ne vit ni dans le présent, ni dans le futur. Finalement, il vit comme s’il n’allait jamais mourir et il meurt comme s’il n’avait jamais vécu.
- Au regard de l’histoire de la vie sur terre, celle de l’humanité commence à peine. Et pourtant, la voici déjà, par la faute de l’homme, menaçante pour la nature et donc elle-même menacée.
- Ne voit-on pas que, selon l’idée même de synthèse, la vie serait irréductible à la matière et la conscience humaine irréductible à la vie ?
- Les sciences biologiques ignorent ce qui fait l’humanité de l’humanité, la culture, le langage, l’esprit, la conscience.
- Notre époque est devenue tellement douillette qu’elle tente de médicaliser la conscience mais elle ne parviendra pas à nous guérir d’être des hommes.
- L’humanité projette inconsciemment son désir de survivre dans la chimère des choses jamais connues, mais cette chimère ressemble à la mort.
- Pour l’homme né sans conscience, l’homme torturé par sa conscience doit sembler ridicule. Pour le voleur, l’honnêteté n’est qu’une faiblesse. N’oubliez pas que le monstre n’est qu’une variante et que, aux yeux du monstre, le normal est monstrueux.
- L’homme n’est pas une chose mais un être vivant, pris dans un processus continuel de développement. A chaque point de sa vie, il n’est pas encore ce qu’il peut être et que peut-être il sera.
- En certaines situations, il n’y a place que pour une alternative dont l’un des termes est la mort. Il faut faire en sorte que l’homme puisse, en toute circonstance, choisir la vie.
- Si nous admettons comme un fait expérimental ne souffrant aucune exception que tout ce qui vit retourne à l’état inorganique, meurt pour des raisons internes, nous pouvons dire : la fin vers laquelle tend toute vie est la mort.