Personne n’imagine encore qu’on puisse jamais cloner la conscience de soi, seul élément de la personne qui restera mortel.

Personne n’imagine encore qu’on puisse jamais cloner la conscience de soi, seul élément de la personne qui restera mortel.

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Fraternités : une nouvelle utopie
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Sans notre conscience d’un autre monde, il ne nous viendrait jamais à l’idée de changer.
Ne voit-on pas que, selon l’idée même de synthèse, la vie serait irréductible à la matière et la conscience humaine irréductible à la vie ?
Qu’on l’imagine céleste ou terrestre, l’immortalité, quand on tient à la vie, ne console pas de la mort.
Sans la reconnaissance, l’individu ne peut se penser en sujet de sa propre vie.
La raison nous déçoit ; la conscience, jamais.
La mort ne doit en aucune façon redresser l’image que nous avons d’un homme.
Folie toute l’intelligence sans la conscience profonde de la mort et de l’impertinence.
Il n’existe pas de témoin aussi terrible ou accusateur, aussi implacable que la conscience qui habite l’âme de chacun.
Il faut croire que la plus grande inconscience de l’homme, c’est celle de sa propre vie.
Les enfants, disait-il, sont le seul moyen dont nous disposons pour tromper la mort et atteindre l’immortalité.

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