Il n’existe pas de témoin aussi terrible ou accusateur, aussi implacable que la conscience qui habite l’âme de chacun.
Source : Illusions perdues (1837-1843)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Il n’existe pas de témoin aussi terrible ou accusateur, aussi implacable que la conscience qui habite l’âme de chacun.
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La conscience est une poltronne, qui, quand elle n’a pas eu assez de force pour prévenir une faute, a rarement assez de justice pour en punir le coupable en l’accusant.
Si la conscience n’est, comme l’a dit un penseur inhumain, qu’un éclair entre deux éternités de ténèbres, alors il n’y a rien de plus exécrable que l’existence.
L’être sans conscience ne se juge jamais. L’absence de conscience est une bonne conscience permanente.
Le châtiment d’un menteur n’est pas qu’on ne le croit pas, c’est qu’il ne peut croire personne.
La conscience ne peut avoir tort.
La culpabilité ne sert à rien. Seule la conscience est ta sœur. Elle te dit la vérité. Elle n’a rien à cacher, à te cacher. Elle est pure. Elle est ce que tu voulais être et que tu n’es pas.
La justice humaine, qui ne voit que les actions, n’a qu’un pacte avec les hommes, qui est celui de l’innocence ; la justice divine, qui voit les pensées, en a deux, celui de l’innocence et celui du repentir.
Aimer, c’est l’éternelle innocence. Et la seule innocence, c’est de ne pas penser.
Rien n’est si dangereux pour le vrai et ne l’expose tant à être méconnu, que l’alliage ou le voisinage de l’erreur.
Rien ne justifie la souffrance des innocents.

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