Les conseils de la vieillesse éclairent sans échauffer, comme le soleil de l’hiver.
Écrivain, 1715-1747 Image : Charles-Amédée Colin, CC0, Wikimedia Commons Les conseils de la vieillesse éclairent sans échauffer, comme le soleil de l’hiver.
Écrivain, 1715-1747 Image : Charles-Amédée Colin, CC0, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Réflexions et Maximes (1857), n° 159
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Les vieillards ont besoin d’affections comme de soleil. C’est de la chaleur.
Il semble que, pour certaines productions de l’esprit, l’hiver du corps soit l’automne de l’âme.
La vieillesse embellit tout : elle a l’effet du soleil couchant dans les beaux arbres d’octobre.
Rentre ton foin tant que le soleil brille.
La lumière du couchant se reflète de façon tout aussi éclatante dans les fenêtres de l’hospice que dans celles du manoir ; et la neige fond devant sa porte aussi tôt au printemps.
La clémence est autant agréable aux hommes qu’une pluie qui vient sur le soir, ou dans l’automne, tempérer la chaleur du jour, ou celle d’une saison plus brûlante, et humecter la terre que l’ardeur du soleil a desséchée.
On le tourne de sorte que le soleil luy donne tousjours dedans les yeux.
L’âge est un secret bien gardé. Dire ce qu’est la vieillesse, c’est chercher à décrire la neige à des gens qui vivent sous les Tropiques.
Comme le crépuscule est beau, on peut se défaire de la méfiance, de la prudence, s’abandonner à l’instant qui ressemble pour une fois à l’idée qu’on se faisait de la vie.
Prenez conseil auprès du soleil, il ne manque jamais son rendez-vous.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.