La lumière du couchant se reflète de façon tout aussi éclatante dans les fenêtres de l’hospice que dans celles du manoir ; et la neige fond devant sa porte aussi tôt au printemps.
1817-1862La lumière du couchant se reflète de façon tout aussi éclatante dans les fenêtres de l’hospice que dans celles du manoir ; et la neige fond devant sa porte aussi tôt au printemps.
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Walden : ou La vie dans les bois
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Les conseils de la vieillesse éclairent sans échauffer, comme le soleil de l’hiver.
C’est un soir tendre comme un visage de femme. Un soir étrange, éclos sur l’hiver âpre et dur, dont la suavité, flottante au clair-obscur, tombe en charpie exquise aux blessures de l’âme.
La vieillesse arrive brusquement, comme la neige. Un matin au réveil, on s’aperçoit que tout est blanc.
Notre vie est un voyage dans l’hiver et dans la nuit nous cherchons notre passage dans le ciel ou rien ne luit.
La neige dehors est très blanche ; et il règne ce silence étouffé de la neige, ce silence qui attend une révélation dont on sait seulement que la venue fait battre le cœur plus allègrement.
La chambre est sombre, une lune glacée s’est retirée avec tact pour laisser place à une brume grise. Ma tête bourdonne des blessures de la nuit. J’ai perdu mon rêve.
Automne canadien. Ardente et transparente agonie des feuillages : le baiser du soleil après la morsure du gel. Puisse notre mort ressembler à celle de ces feuilles d’érable : se laisser successivement briser par la douleur et transfigurer par la grâce…
Le Ciel en un moment quelquefois nous éclaire.
Pluie des matins d’été, inoubliable Clapotement comme d’un premier froid Sur la vitre du rêve (…).
La prison c’est l’obscurité. Dedans. Au-dedans de soi. C’est une nuit qui n’en finit pas, même sous la lumière crue que déversent sans concession les néons vissés au plafond de la cellule.

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