La lumière du couchant se reflète de façon tout aussi éclatante dans les fenêtres de l’hospice que dans celles du manoir; et la neige fond devant sa porte aussi tôt au printemps.
Image : La lumière du couchant se reflète...

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- Une lumière douce fit étinceler la glace de l’armoire et reluire la corniche de palissandre.
- Ces soirs bleus de septembre où la lumière mourante de l’été a la douceur des paupières, quand le soleil s’est couché.
- Lumière éteinte - Du ciel limpide une étoile se détache - Et entre par la fenêtre.
- Je suis davantage du soir ou de la nuit. J’aime les fins de journée, cet instant de transition entre deux états, quand le soleil envisage de se coucher : la lumière décline, s’adoucit, ses ombres se dessinent, les bruits changent, des animaux se réveillent.
- La chambre est sombre, une lune glacée s’est retirée avec tact pour laisser place à une brume grise. Ma tête bourdonne des blessures de la nuit. J’ai perdu mon rêve.
- La vieillesse arrive brusquement, comme la neige. Un matin au réveil, on s’aperçoit que tout est blanc.
- Les conseils de la vieillesse éclairent sans échauffer, comme le soleil de l’hiver.
- C’est un soir tendre comme un visage de femme. Un soir étrange, éclos sur l’hiver âpre et dur, dont la suavité, flottante au clair-obscur, tombe en charpie exquise aux blessures de l’âme.
- Mais que c’est bon aussi de mourir ! Alors que c’est bien fini et que s’étend sur nous peu à peu - L’obscurcissement comme d’un ombrage très obscur.
- Notre vie est comme une journée d’hiver; nous naissons entre minuit et une heure du matin le jour ne point pas avant huit heures, et il n’est pas encore quatre heures de l’après-midi qu’il fait nuit de nouveau; à minuit vient la mort.
- Notre vie est un voyage dans l’hiver et dans la nuit nous cherchons notre passage dans le ciel ou rien ne luit.
- Automne canadien. Ardente et transparente agonie des feuillages : le baiser du soleil après la morsure du gel. Puisse notre mort ressembler à celle de ces feuilles d’érable : se laisser successivement briser par la douleur et transfigurer par la grâce...
- La neige dehors est très blanche; et il règne ce silence étouffé de la neige, ce silence qui attend une révélation dont on sait seulement que la venue fait battre le coeur plus allègrement.
- Où ? Où va la flamme d’une torche quand un vent glacé l’a éteinte ? Au paradis ? En enfer ? Des lumières dans la nuit, des chandelles dans le vent.
- Ce qu’il y a parfois de beau avec l’automne, c’est lorsque le matin se lève après une semaine de pluie, de vent et brouillard et que tout l’espace, brutalement, semble se gorger de soleil.