Le christianisme a donné du poison à boire à Eros : – il n’est pas mort, mais il a dégénéré en vice.
Écrivain, 1844-1900 Image : Friedrich Hermann Hartmann, Domaine public, Wikimedia Commons Le christianisme a donné du poison à boire à Eros : – il n’est pas mort, mais il a dégénéré en vice.
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Par delà le bien et le mal [microform]; prélude d'une philosophie de l'avenir
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Mais il ne décide pas de se tuer car la foi qui lui reste lui dit qu’il doit boire jusqu’à la lie ce calice de douleur, que cette douleur cruelle ancrée dans son cœur sera seule la cause de sa mort.
Pour sauver ce vieux monde il faut un Dieu nouveau, et le prêtre demande un autre sacrifice. Voici bien deux mille ans que l’on saigne l’Agneau ; Il est mort à la fin, et sa gorge épuisée N’a plus assez de sang pour teindre le couteau.
Il a bu trop d’eau-de-vie… Il en est mort.
Demosthenes, sentant que le poison avoit desjà pris et gaigné sur luy, se desaffubla, et, regardant Archias fermement au visage, lui dit…
Incapable de s’ajuster à la vie contemporaine qui le pénétrait de dégoût, il résidait au fond de son propre cœur, tel que, dans son antre, un dragon d’avant le déluge, inconsolable et hagard de la destruction de son espèce.
Voilà la vraye cause qui l’incita à conspirer et machiner la mort de la royne.
Le châtiment ne vient pas de Dieu, il vient du dedans, comme celui qui ferme ses volets et qui, du même coup, est privé de la lumière du soleil.
Il se jeta à genoux, les mains tendues. Et de sa bouche jaillit : « Christ ! Christ !… » (…) Longtemps, le silence régna. Puis la voix du vieillard s’éleva, brisée de sanglots : « Quo vadis, Domine ?… »
Barbarossa jubile. Il sent des papillons dans son ventre. Cette mort en direct, il la boit, comme une boisson grisante, il emplit son âme avec et il laisse la chaleur l’inonder jusqu’à l’ivresse.
Pourquoi teindre l’autel du sang de tes victimes ? L’animal innocent doit-il pour toi mourir ? Sa mort n’efface pas tes crimes : Celui qui fait le mal doit lui-même périr.

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