À ceux qui, inquiets, frustrés, oppressés, éructent contre le destin, les dieux, les démons, les princes, le triomphe de la masse et de la technique, je préfère ceux qui chuchotent, en passant, cette simple phrase : "Je ne sais plus où j’en suis. ".
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- Finalement, il n’y a jamais qu’un combat : celui des esprits sérieux contre les esprits ludiques, le grand Combat du Sens contre la Dérision nihiliste.
- Ton destin malheureux t’a fait prendre une femme Qui n’a ni grand bien, ni pudeur : D’ami de tes amants fuis le surnom infâme. De crainte d’ajouter le crime au déshonneur.
- Ainsi tourne le monde : manège, que domine le temps et l’histoire. Pourtant, des rênes fragiles - celles de la liberté - demeurent entre nos mains; guidant hors des pistes nos provisoires montures vers notre propre destin.
- On s’arrête à une pompe alors que l’on a même pas besoin d’essence, on rencontre quelqu’un et la vie déraille. Non, le destin n’est pas cruel. Il est bête à pleurer.
- Ta lettre m’a rempli d’une émotion mélancolique dont je te saurai toujours gré. Car ma vie tout entière m’y était donnée en une sorte d’éblouissement. Et rien n’est aussi exaltant pour une créature que de sentir en soi tout son destin.
- Soit voué, misérable, à l’angoisse, à la haine, a la luxure, à la soif de l’or et du sang, a la peur, avant-goût de l’ardente Géhenne !
- Soyez révolté, méchant si vous le désirez, criez, pleurez, mais ne vous cachez pas au fond de votre détresse comme les fous se cachent dans leur folie.
- Le mal dont je souffre est le manque de tendresse Qui serre notre époque au gosier : je suis Malade d’un monde où l’on n’est jamais aimé.
- J’habite une blessure sacrée, j’habite des ancêtres imaginaires, j’habite un vouloir obscur, j’habite un long silence, j’habite un voyage de mille ans, j’habite une guerre de trois cent ans, j’habite un culte désaffecté.
- Je me découvre un jour dans un monde où les choses font mal; un monde où l’on me réclame de me battre; un monde où il est toujours question d’anéantissement ou de victoire.
- Le temps, ennemi implacable. La jalousie, mauvaise compagne. Toujours l’amour, mais avec des orages. Mon cur battait des chamades de plus en plus saccadées entre ses « je t’aime » hâtifs, ses « je dois raccrocher » fébriles, ses « je te rappelle » excédés.
- C’est au moment où vous croyez prendre en main les rênes de votre destin que vous risquez d’être écrasé. Agissez prudemment. Comptez avec un certain nombre de surprises. Quand on crée, il y a toujours d’autres forces à l’œuvre.
- Qu’as-tu fait de ta vie et de ta liberté ? Crois-tu donc qu’on oublie autant qu’on le souhaite ? Crois-tu qu’en te cherchant tu te retrouveras ?
- D’autres ont le sentiment de ce qu’ils ont, dit-il; je n’ai le sentiment que de mes manques. Manque d’argent, manque de forces, manque d’esprit, manque d’amour. Toujours du déficit; je resterai toujours en deçà.
- Du bien, du poli, de l’humain, un sourire et j’explose. Je trouve la route, besoin de merde d’impolitesse, pour trouver au-delà de l’évidence, le chagrin, le pardon...