L’on voit une solitude effroyable aux grands ouvrages, lors que des sottises ont tout Paris.
Dramaturge · 1622-1673 Image : Pierre Mignard I · Domaine public · Wikimedia Commons L’on voit une solitude effroyable aux grands ouvrages, lors que des sottises ont tout Paris.
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La Critique de L’École des femmes (1663), scène 6, Lysidas
… Cependant tout le monde donne là dedans aujourd’hui; on ne court plus qu’à cela, &l’on voit une solitude effroyable aux grands ouvrages, lors que des sottises ont tout Paris.Je vous avoue que le cœur m’en saigne quelquefois; & cela est honteux pour la France.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Se payer la tête des imbéciles est le seul luxe qui n’exige pas de fortune personnelle.
Laissons raisonner les sots
Sur le vrai bonheur de la vie ;
Notre philosophie
Le met parmi les pots.
Tout parle dans l’amour, et sur cette matière
Le moindre jour doit être une grande lumière ;
Puisque chez notre sexe, où l’honneur est puissant,
On ne montre jamais tout ce que l’on ressent.
Si j’aimais quelqu’un, je n’aurais point de plus grand plaisir que de le voir aimé de tout le monde.
À d’aimables penchants notre cœur nous dispose ;
Mais on a des tyrans à qui l’on doit le jour.
Que soupirer d’amour
Est une douce chose,
Quand rien à nos vœux ne s’oppose !
Souvent d’un faux espoir un amant est nourri :
Le mieux reçu toujours n’est pas le plus chéri ;
Et tout ce que d’ardeur font paraître les femmes
Parfois n’est qu’un beau voile à couvrir d’autres flammes.
Si ce n’est pas de l’amour que ce que je sens maintenant, qu’est-ce donc que ce peut être ?
L’on ne tarde guère à profiter du chagrin et de la colère que donne à l’esprit d’une femme la contrainte et la servitude.
Lorsqu’on est une fois résolu sur la chose, s’arrête-t-on sur le temps ?

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