Par la vie commune, par la fécondation, l’imprégnation et la métamorphose profonde qui l’accompagne, il a fait cette femme. L’époux est le père de l’épouse en ce sens, autant que de l’enfant même.
Écrivain, 1798-1874Par la vie commune, par la fécondation, l’imprégnation et la métamorphose profonde qui l’accompagne, il a fait cette femme. L’époux est le père de l’épouse en ce sens, autant que de l’enfant même.
Écrivain, 1798-1874Partager sur
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L'amour J. Michelet
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Il a épousé depuis une héritière, il ne la trompe pas ou bien c’est en voyage et à la sauvette, bref, le plus fidèle des maris.
Devenir père, lorsqu’on a épousé une femme qui a déjà des enfants, c’est de la communauté réduite aux acquêts.
Un mari n’est qu’une espèce de manœuvre qui tracasse le corps de sa femme, ébauche son esprit et dégrossit son âme.
L’épithète doit être la maîtresse du substantif, jamais sa femme légitime.
Faut-il dire que les enfants délivrent la femme de l’homme ? La vérité est qu’elle passe d’un joug à un autre joug.
Le sentiment de pouvoir du père traditionnel est lié au fait que la maisonnée dépend financièrement de lui. Si sa femme s’arrondit, c’est son pouvoir qui s’agrandit.
On s’étonne que la mante religieuse dévore son mâle après l’amour. Il ne manque pourtant pas de femmes qui en font autant.
L’épouse qui sera mère de famille a plus besoin de respect que d’amour.
Une femme ne peut jamais oublier l’homme qui l’a faite femme, que cet homme devienne son mari ou qu’il reste son amant.
Que redoute-t-on quand un homme fixe sa vie avant d’avoir « jeté sa gourme » et « mené la vie de garçon » ? […] On craint que la solidité du mariage ne résiste pas au déchainement subit de l’instinct viril. Juste crainte, mais qui n’est pas moins fondée […] pour la femme que pour l’homme.

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