Par la vie commune, par la fécondation, l’imprégnation et la métamorphose profonde qui l’accompagne, il a fait cette femme. L’époux est le père de l’épouse en ce sens, autant que de l’enfant même.
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- Le sentiment de pouvoir du père traditionnel est lié au fait que la maisonnée dépend financièrement de lui. Si sa femme s’arrondit, c’est son pouvoir qui s’agrandit.
- Voici comment le problème du mariage est posé : le mari attend et veut la paix, le calme plat et l’épuisement; la femme rêve les émotions du commencement, les joies de l’âme, le mois d’avril, l’aube ! L’un veut dormir, l’autre s’éveille.
- Devenir père, lorsqu’on a épousé une femme qui a déjà des enfants, c’est de la communauté réduite aux acquêts.
- Dans un mari, il n’y a qu’un homme; dans une femme mariée, il y a un homme, un père, une mère et une femme. Une femme mariée a de la sensibilité pour quatre, et pour cinq même, si l’on y regarde bien.
- L’épithète doit être la maîtresse du substantif, jamais sa femme légitime.
- Un mari n’est qu’une espèce de manoeuvre qui tracasse le corps de sa femme, ébauche son esprit et dégrossit son âme.
- Avant le mariage, une femme doit faire l’amour à un homme pour le retenir. Après le mariage, elle doit le retenir pour lui faire l’amour.
- Le plus grand problème de la femme est qu’elle finit par être la mère de son homme.
- Il n’y a pas 2 façons de vivre sa maternité, mais une infinité qui dépend étroitement de l’histoire personnelle et culturelle de chaque femme.
- Que redoute-t-on quand un homme fixe sa vie avant d’avoir "mené la vie de garçon" ? On craint que la solidité du mariage ne résiste pas au déchaînement subit de l’instinct viril. Juste crainte, mais qui n’est pas moins fondée pour la femme.
- Quand on se marie, on croit épouser une femme et on épouse une famille, toutes les histoires d’une famille.
- Une épouse qui a perdu son mari devient une veuve; un époux qui a perdu sa femme devient un veuf; mais il n’existe pas de nom pour des parents dont l’enfant unique a été arraché à leur amour.
- Faut-il dire que les enfants délivrent la femme de l’homme ? La vérité est qu’elle passe d’un joug à un autre joug.
- C’est un mythe que le mâle soit fait pour compléter la femme dans le mariage. Il n’y a que dans l’accouplement qu’ils ne se dépossèdent pas, parce qu’ils agissent en bêtes.
- On marie les femmes avant qu’elles soient rien et qu’elles puissent rien être. Un mari n’est qu’une espèce de manoeuvre qui tracasse le corps de sa femme, ébauche son esprit et dégrossit son âme.