Une véritable suppression de la métaphysique ferait de l’art et de la science des squelettes pétrifiée, dépourvus d’âme, incapable du moindre développement ultérieur.
Image : Une véritable suppression de la métaphysique...

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- L’individuation n’a d’autre but que de libérer le Soi, d’une part des fausses enveloppes de la persona, et d’autre part de la force suggestive des images inconscientes.
- La dissimulation nous enseigne toujours la dissimulation, et la seule question est de savoir si nous serons les maîtres ou les victimes de cet art. Question à laquelle l’amour de soi a tôt fait de répondre.
- Je doute qu’il arrive jamais à cette simplification, cette «puissante érosion des contours» dont parle Nietzsche, et sans laquelle il n’y a pas de parfaite oeuvre d’art.
- La vie est une chose tellement hideuse que le seul moyen de la supporter, c’est de l’éviter. Et on l’évite en vivant dans l’Art, dans la recherche incessante du Vrai rendu par le Beau.
- Disséquer le corps humain, c’est détruire sa beauté; et pourtant, par cette dissection, la science arrive à y reconnaître une beauté d’un ordre bien supérieur et que la vue superficielle n’aurait pas soupçonnée.
- Quand on est réduit à faire de la philosophie religieuse, c’est qu’il n’y a plus de religion; quand on fait de la philosophie de l’art, c’est qu’il n’y a plus d’art.
- Le monde de l’art n’est pas celui de l’immortalité, c’est celui de la métamorphose.
- L’art de l’intrigue suppose de l’esprit et exclut le talent.
- Ne voit-on pas que, selon l’idée même de synthèse, la vie serait irréductible à la matière et la conscience humaine irréductible à la vie ?
- Les âmes délicates, dont la force s’exerce dans une sphère élevée, manquent de cet esprit d’intrigues, fertile en ressources, en combinaisons; leur génie, à elles, c’est le hasard; elles ne cherchent pas, elles rencontrent.
- Sans l’âme, le corps n’aurait pas de sentiment; et sans le corps, l’âme n’aurait pas de sensations.
- Le bonheur sur terre ça serait de mourir avec plaisir, dans du plaisir... Le reste c’est rien du tout, c’est de la peur qu’on n’ose pas avouer, c’est de l’art.
- Car une âme imparfaite aspire à être guérie : dans une époque profane, nous avons besoin que l’inconnu nous complète, quand nous n’avons pas la force de nous compléter nous-mêmes.
- Tous les prodiges n’avaient-ils pas leur reflet dans la réalité, et ne retrouvait-on pas dans chaque instant d’une vie naissante la splendeur de l’inaccessible et le bruissement de ce qui sera pour toujours incompréhensible ?
- Les réalités scientifiques les plus solides contiennent toujours, cependant, une part notable d’illusions. Les progrès de la science consistent surtout à la réduire.