Supposons que tous les chevaux fussent soudain rendus à la liberté, que feraient-ils ? Ils deviendraient sauvages. Mais supposons qu’ils fussent tous enfermés dans leur pré, enclos, corral, écurie, que feraient-ils ? Ils deviendraient fous.
Image : Supposons que tous les chevaux fussent...

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- Très loin, au plus profond du secret de notre âme, un cheval caracole... Un cheval, le cheval ! Symbole de force déferlante, de la puissance du mouvement, de l’action.
- Un bois n’a jamais refusé l’asile. Les princes, eux, envoyaient leurs bûcherons pour abattre les bois. Pour administrer un pays, la règle est de le défricher. Dans un royaume en ordre, la forêt est le dernier bastion de liberté à tomber.
- C’est le lot des innocents que d’être soupçonnés par la justice et celui des fripouilles que de courir en liberté.
- La civilisation crée forcément plus d’entraves à la liberté que l’état sauvage, mais il faut supporter ces entraves pour s’élever de la barbarie à la civilisation.
- Les chemins qui mènent à la liberté et à la dignité humaine passent par bien des abîmes et ne sauraient donc mener d’un seul coup aux sommets...
- Les jockeys, en casaque de soie, tâchaient d’aligner leurs chevaux et les retenaient à deux mains. Quelqu’un abaissa un drapeau rouge. Alors, tous les cinq, se penchant sur les crinières, partirent.
- Ni les caresses de leur maître, ni la peur du loup, rien ne les retenait. C’étaient, paraît-il, des chèvres indépendantes, voulant à tout prix le grand air et la liberté.
- Dans une cour à part, grondaient, en secouant leur chaîne et roulant leurs prunelles, huit dogues alains, bêtes formidables qui sautent au ventre des cavaliers et n’ont pas peur des lions.
- Les perdreaux vont par bandes et nichent ensemble aux creux des sillons, pour s’enlever à la moindre alerte...
- L’aventure, ça se vole, le destin ça se fabrique, l’avenir, il faut l’attraper au lasso et tenir sur la selle du cheval sauvage qu’est la vie non désirée.
- Si elle n’avait pas été obnubilée par la crainte, elle aurait raisonné avec plus de finesse; elle se serait dit qu’on ne fuit pas loin des gens à moins d’avoir peur d’eux, et qu’on n’a peur d’eux que lorsqu’on se sait désarmé.
- L’orgueil est parti à cheval et s’en retourna à pieds.
- Vigilant au milieu des négligents, éveillé au milieu des endormis, l’homme intelligent marche, laissant les autres aussi loin derrière lui qu’un rapide coursier laisse un cheval débile.
- Monter un cheval donne un goût de liberté.
- Nous fuyons devant nos peurs comme le cheval devant son ombre : nous ne pourrons jamais les distancer. Mais en cessant de fuir, nous cessons de les nourrir.