Un bois n’a jamais refusé l’asile. Les princes, eux, envoyaient leurs bûcherons pour abattre les bois. Pour administrer un pays, la règle est de le défricher. Dans un royaume en ordre, la forêt est le dernier bastion de liberté à tomber.
Image : Un bois n’a jamais refusé l’asile....

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- Faut-il tuer Dieu mais se soumettre aux législateurs, ou bien vivre libre dans les bois en continuant à craindre les esprits ? L’autonomie pratique et matérielle ne semble pas une conquête moins noble que l’autonomie spirituelle et intellectuelle.
- Et quand tes fils sont condamnés aux fers - Et plongés dans l’obscurité du cachot humide, - Ils sauvent leur patrie par leur martyre - Et la gloire de la liberté ouvre l’aile à tous les vents.
- Supposons que tous les chevaux fussent soudain rendus à la liberté, que feraient-ils ? Ils deviendraient sauvages. Mais supposons qu’ils fussent tous enfermés dans leur pré, enclos, corral, écurie, que feraient-ils ? Ils deviendraient fous.
- Il n’est aucun mortel qui puisse se dire libre. Esclave des richesses ou de la fortune, soumis aux caprices de la multitude, ou aux ordres arbitraires des lois, l’homme, dans sa conduite, ne dépend jamais de lui-même.
- Qui veut accomplir une oeuvre de paix et n’accomplit pas une oeuvre de justice et de liberté doit craindre l’illusion de mettre dans ses sillons des braises ardentes à la place de graines.
- Les hommes fantasment la liberté plus qu’ils ne l’utilisent, ils la gardent précieusement sur une étagère au lieu de l’employer. Là, elle sèche, se racornit et meurt bien avant eux. Car la liberté n’existe que si l’on s’en sert.
- Il est vrai que la liberté ne doit pas faire oublier les libertés. Mais quand les hommes ne rêvent plus de cathédrales, ils ne savent plus faire de belles mansardes. Quand ils n’ont plus la passion de la liberté, ils ne savent plus édifier les libertés. On ne donne pas la liberté aux hommes, de l’extérieur, avec des facilités de vie ou des Constitutions : ils s’assoupissent dans leurs libertés, et se réveillent esclaves. Les libertés ne sont que des chances offertes à l’esprit de liberté.
- Une terre de liberté offrait un asile à ceux qui fuyaient la liberté : rien ne prouve mieux le haut prix des institutions généreuses que cet exil volontaire des partisans du pouvoir absolu dans une pure démocratie.
- En donnant la liberté aux esclaves nous assurons celle des hommes libres. Ce que nous offrons est aussi honorable pour nous que ce que nous préservons.
- Le despote arrache l’arbre, le sage monarque l’ébranche.
- Dans l’immense vasière de la forêt vierge... Chacun peut voir que les grands arbres y sont rares. On les remarque aussitôt par l’ivoire et par le poli de la mort. Ils restent debout, soutenus par les autres.
- Et on fera entrer ceux qui croient et font de bonnes oeuvres, dans les jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement, par permission de leur Seigneur. Et là, leur salutation sera : (Paix).
- Lieu de rêve et de solitude où le héros reprend des forces, la forêt permet au marginal de respirer loin des miasmes d’une société despotique et félonne.
- La forêt, c’est encore un peu du paradis perdu. Dieu n’a pas voulu que le premier jardin fût effacé par le premier péché.
- Si vaine que soit la constitution d’un arbre généalogique, où pend toujours une quantité considérable de bois mort (cet arbre poussant dans le passé, on devrait logiquement dire une racine généalogique).