Il y a un sentiment de liberté à suivre ses caprices, et tout au contraire de servitude à courir pour son établissement : il est naturel de se croire digne de le trouver sans l’avoir cherché.
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- Il y a de certaines gens qui veulent si ardemment et si déterminément une certaine chose que de peur de la manquer, ils n’oublient rien de ce qu’il faut faire pour la manquer.
- Il n’y a point de chemin trop long à qui marche lentement et sans se presser; il n’y a point d’avantages trop éloignés à qui s’y prépare par la patience.
- La manière la plus pratique et la plus digne de poursuivre son chemin en ce monde, c’est de croire les autres sur parole lorsque aucune raison précise ne s’y oppose.
- La grande vanité de ceux qui n’imaginent pas, est de se croire seuls judicieux.
- Tout le monde cherche à se croire supérieur à quelqu’un ! Fit-elle. Mais en général l’habitude est de donner ses preuves avant de réclamer le bénéfice !
- L’ordre, et l’ordre seul, fait en définitive la liberté. Le désordre fait la servitude. Les seuls démagogues ont intérêt à essayer de nous faire croire le contraire.
- Car être courageux dans l’isolement, sans témoins, sans l’assentiment des autres, face à face avec soi-même, cela requiert une grande fierté et beaucoup de force.
- La tempérance - comme la prudence, et comme toutes les vertus peut-être - relève donc de l’art de jouir : c’est un travail du désir sur lui-même, du vivant sur lui-même. Elle ne vise pas à dépasser nos limites, mais à les respecter.
- Il est facile de supprimer de soi l’espoir et l’ambition. Ceci accompli, on supprime la peur qui est sûrement la raison essentielle du combat de l’homme dans sa vie de tous les jours.
- Il faut un courage constant, une passion tenue -comme on dit d’une note ou d’un pari - pour oser être soi, pour ne pas renier ses valeurs ni ses rêves.
- D’après mon expérience, quand on cherche désespérément quelque chose, on ne le trouve pas. Et quand on s’efforce d’éviter quelque chose, on peut être sûr que ça va venir vers nous tout naturellement.
- Après tout vit sa vie qui veut, et comme il le veut, la liberté des uns étant admise dans les limites où elle ne gêne pas celle des autres.
- J’errais sans laisser transparaître l’errance, marchant d’un pas assuré, donnant toujours l’impression de poursuivre un but précis, de me diriger quelque part, si bien qu’il était impossible pour qui que ce soit de s’apercevoir de la mise à l’écart dont j’étais l’objet.
- Pour atteindre sa vérité, l’homme ne doit pas tenter de dissiper l’ambiguité de son être, mais au contraire d’accepter de la réaliser : il ne se rejoint que dans la mesure où il consent à demeurer à distance de soi-même.
- Il est révoltant qu’un homme dirige sur des sentiers faux un voyageur ignorant le chemin à prendre et le laisse ensuite seul dans son erreur. Cependant, n’est-il pas plus révoltant encore d’amener quelqu’un à se fourvoyer en lui-même ?