Schopenhauer voit dans l’amour une ruse de l’instinct de procréation : je ne puis dire l’horreur que m’inspire cette théorie.
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- D’après Platon, l’amour naît d’un manque que l’on veut combler. Pour Aristote, c’est un bien que l’on désire acquérir. Je préfère Aristote !
- La philosophie est à l’étude du monde réel ce que l’onanisme est à l’amour sexuel.
- Le subjonctif est le mode du doute et de l’espérance. Le subjonctif est le mode de l’amour.
- L’amour platonique est un revolver dont on fait semblant d’ignorer qu’il est chargé.
- L’être humain est décidement masochiste : à peine a-t-il éliminé son premier chagrin d’amour qu’il n’a de cesse d’en fabriquer un autre.
- Comme l’a remarqué dès longtemps le Sage, mieux vaut encore une passion éperdument manifeste qu’un amour caché.
- L’amour a ses intuitions, comme le génie a les siennes.
- Chaque homme qui lutte avec la vie, qui est vaincu par elle et prisonnier de sa boue, est plus un philosophe que Schopenhauer, parce que jamais une idée abstraite ne prendra une forme aussi précise et imagée que tire d’un cerveau la souffrance.
- L’esprit a son ordre, qui est par principes et démonstrations; le coeur en a un autre. On ne prouve pas qu’on doit être aimé, en exposant par ordre les causes de l’amour.
- L’égoïsme n’est pas l’amour de soi, mais une passion désordonnée de soi.
- La seule passion naturelle à l’homme est l’amour de soi-même, ou l’amour-propre pris dans un sens étendu.
- L’amour est sans patience. Peut être il espère trop, peut être la moindre négligence lui apparaît elle comme une sorte d’insulte.
- Seulement pour parler d’amour aux amoureux, il faut avoir été amoureux, il ne faut pas avoir fait une enquête sur l’amour. La force d’un penseur n’est ni dans son approbation ni dans sa protestation, mon bon ami, elle est dans l’explication.
- L’Amour est le premier de tous les précepteurs, aucun ne polit mieux les moeurs. Un amant s’étudie à se rendre agréable; Vous le voyez soigneux d’épurer ses humeurs.