Schopenhauer voit dans l’amour une ruse de l’instinct de procréation : je ne puis dire l’horreur que m’inspire cette théorie.
ÉcrivaineSchopenhauer voit dans l’amour une ruse de l’instinct de procréation : je ne puis dire l’horreur que m’inspire cette théorie.
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Chaque homme qui lutte avec la vie, qui est vaincu par elle et prisonnier de sa boue, est plus un philosophe que Schopenhauer, parce que jamais une idée abstraite ne prendra une forme aussi précise et imagée que tire d’un cerveau la souffrance.
C’est la raison qui engendre l’amour-propre, et c’est la réflexion qui le fortifie ; c’est elle qui replie l’homme sur lui-même.
D’après Platon, l’amour naît d’un manque que l’on veut combler. Pour Aristote, c’est un bien que l’on désire acquérir. Je préfère Aristote !
Le cœur a son ordre ; l’esprit a le sien, qui est par principe et démonstration, le cœur en a un autre. On ne prouve pas qu’on doit être aimé, en exposant d’ordre les causes de l’amour : cela serait ridicule.
L’égoïsme n’est pas l’amour de soi, mais une passion désordonnée de soi.
L’idée que Dieu est amour, dans le sens qu’il est toujours le même, est si abstraite qu’au fond elle équivaut au scepticisme.
Il s’aperçut qu’il y avait autre chose dans le monde que les spéculations de la Sorbonne et les vers d’Homerus que l’Homme avait besoin d’affections que la vie sans tendresse et sans amour n’était qu’un rouage sec, criard et déchirant.
La philosophie est à l’étude du monde réel ce que l’onanisme est à l’amour sexuel.
Il définissait la philosophie comme l’art de trouver une mauvaise raison à ce que l’on croit d’instinct.
Cette profonde conviction émotionnelle de la présence d’un pouvoir de raisonnement supérieur, qui se révèle dans l’univers incompréhensible, forme mon idée de Dieu.

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