Le sacré n’implique pas la croyance en Dieu, en des dieux ou en des esprits. C’est (…) l’expérience d’une réalité et la source de la conscience d’exister dans le monde.
Philosophe, 1907-1986Le sacré n’implique pas la croyance en Dieu, en des dieux ou en des esprits. C’est (…) l’expérience d’une réalité et la source de la conscience d’exister dans le monde.
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L'Épreuve du labyrinthe : entretiens avec Claude-Henri Rocquet
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Même si l’on ne croit pas en Dieu, on doit tout de même croire en quelque chose qui donne du sens à la vie, et façonne notre vision du monde. Et une telle croyance est éminemment religieuse.
La religion n’est pas affaire de croyance mais un instrument d’unification, un ciment spirituel impliquant une morale du bien et du mal.
L’éloquence sacrée, c’est comme la musique religieuse : pas besoin de comprendre pour écouter.
Le grand acte de foi, c’est lorsque l’homme décide qu’il n’est pas Dieu.
On peut vénérer Dieu profondément et ne pas croire à son existence.
Est-il concevable qu’une… Entité divine puisse être ainsi issue de la conscience humaine sans que l’humanité en soit au courant ?
Ce que les mécaniciens de l’esprit n’ont pas compris, c’est que lorsque Dieu se manifeste, il n’a nullement besoin des sens : il entre en communication directe avec cette « aptitude au divin » qu’est l’âme.
Peut-on être un saint sans Dieu, c’est le seul problème concret que je connaisse aujourd’hui.
Quand on ne croit plus au Paradis, on commence à croire au spiritisme.
Croire en Dieu, c’est vivre par quelque chose qui n’existe d’aucune manière dans le monde, sinon dans le langage ambigu de ces phénomènes que nous appelons chiffres ou symboles de la transcendance.

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