Le sacré n’implique pas la croyance en dieu, ou en des esprits, c’est l’expérience d’une réalité et la source de la conscience d’exister dans le monde.
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- Quand on ne croit plus au Paradis, on commence à croire au spiritisme.
- On ne devient homme véritable qu’en se conformant à l’enseignement des mythes, en imitant les dieux.
- Notre seule véritable liberté consiste à découvrir et à dégager la réalité spirituelle qui est en nous.
- Ce n’est pas l’illusion qui dissimule la réalité. C’est la réalité qui dissimule le fait qu’il n’y en a pas.
- Seule la réalité est capable d’éveiller l’oeil, de l’arracher à son rêve solitaire, à sa vision, pour le contraindre à l’acte conscient de voir, au regard.
- Au paradis, les objets et les êtres, assiégés de tous côtés par la lumière, ne projettent pas d’ombre. Autant dire qu’ils manquent de réalité, comme tout ce qui est inentamé par les ténèbres et déserté par la mort.
- L’éloquence sacrée, c’est comme la musique religieuse : pas besoin de comprendre pour écouter.
- On peut vénérer Dieu profondément et ne pas croire à son existence.
- Je ne crois pas au paradis et à l’enfer. Je ne sais pas si je crois en Dieu. Tout ce que je sais, c’est qu’en tant qu’individu, je ne laisserai pas cette vie être gaspillée.
- La religion n’est pas affaire de croyance mais un instrument d’unification, un ciment spirituel impliquant une morale du bien et du mal.
- Toute religion parle par des temples, des statues, des emblèmes… L’art et la religion ne sont pas deux choses, mais plutôt l’envers et l’endroit d’une même étoffe.
- Dans les conditions où il est prêté, le serment maçonnique n’oblige aucune conscience, mais il faut, pour en bien sentir la nullité, un esprit pénétrant et un caractère très ferme.
- Religions et dieux ne vont pas forcément ensemble. Les bouddhistes ne croient pas nécessairement à un être suprême; on peut avoir une religion indépendante de tout dieu.
- Croire en Dieu, c’est vivre par quelque chose qui n’existe d’aucune manière dans le monde, sinon dans le langage ambigu de ces phénomènes que nous appelons chiffres ou symboles de la transcendance.
- Ce que les mécaniciens de l’esprit n’ont pas compris, c’est que lorsque Dieu se manifeste, il n’a nullement besoin des sens : il entre en communication directe avec cette "aptitude au divin" qu’est l’âme.