C’est en regardant les objets du quotidien, tel un couteau à beurre, que l’on se rend compte que quelqu’un est parti et qu’il ne reviendra plus ; un stupide couteau à beurre qui taille à jamais des tranches de solitude dans votre vie.
ÉcrivainC’est en regardant les objets du quotidien, tel un couteau à beurre, que l’on se rend compte que quelqu’un est parti et qu’il ne reviendra plus ; un stupide couteau à beurre qui taille à jamais des tranches de solitude dans votre vie.
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Le premier jour
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Certaines choses sont trop pénibles pour être appréhendées sur le coup. Ce n’est que plus tard, dans la solitude, le souvenir, que pointe la compréhension ; quand les cendres sont froides, qu’on regarde autour de soi pour se retrouver dans un monde entièrement différent.
Ce que l’on voit est toujours décevant. Il faut croire à ce que l’on mange.
Rien n’est plus stérile que de s’atteler à des tâches inutiles.
C’est là, dans le va-et-vient des jours et le fouillis des non-dits, que la vie perd le sens des choses profondes et se réfugie dans le superficiel et le faux-semblant.
L’essentiel de la vie n’est peut-être qu’une peine à purger.
Celui qui manque trop du pain quotidien n’a plus aucun goût au pain éternel.
C’est si doux, les vieilles habitudes, même celles qui vous oppriment. Plutôt un malheur familier que ces nouveautés insolites, et cet effort encore pour comprendre, lorsqu’on atteint, rompu, la fin de la journée.
Il suffit du regard d’un homme pour briser la solitude. Et ce regard viendra. Mais il faut d’abord croire qu’il existe.
Donner à une femme du raisonnement, des idées, de l’esprit, c’est mettre un couteau dans la main d’un enfant.
Sache négliger. Ne cherche point à tout comprendre. Accroche-toi à un seul point et pirouette tout autour.

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