Plus un corps social est petit, plus est garantie l’individualité de ses membres; plus sont grandes leur liberté relative et les possibilités d’une responsabilité consciemment assumée. Hors de la liberté, point de moralité.
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- Punir est devenu un cas particulier de notre devoir général de prendre acte de la responsabilité individuelle dans une société de liberté.
- La liberté que nous avons de déterminer nos priorités et notre loyauté envers les différents groupes auxquels nous appartenons est une liberté essentielle, qu’il nous faut reconnaître, apprécier et défendre.
- Seule une exigence éthique unanimement partagée permettra de préserver durablement, pour tous, la liberté et la paix.
- Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.
- Il n’existera qu’une commune damnation tant que chaque être isolé refusera de comprendre qu’un geste de liberté, si faible et maladroit soit-il, est toujours porteur d’une communication authentique, d’un message personnel adéquat.
- Dans une civilisation aussi matérialiste, fondée non pas sur l’individu, mais sur la propriété, il est inévitable que cette dernière soit mieux défendue que la personne humaine, et que les crimes contre la propriété soient stigmatisés de façon plus exemplaire que ceux commis contre l’homme.
- De siècle en siècle, l’humanité impose la primauté de la liberté individuelle sur toute autre valeur.
- Protéger la dignité humaine des plus faibles en affirmant leurs droits contribue à faire grandir la fraternité humaine et à ne pas défigurer l’image de Dieu imprimée en chaque personne.
- La Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
- C’est dans l’homme, dans sa raison et dans sa liberté qui constituent sa dignité, qu’il faut fonder les principes du respect de l’autre, non dans une divinité.
- Être libre, c’est aussi ne pas agir en fonction du regard d’autrui. Or, bien souvent, nos actions ou nos réactions sont mues par le désir de plaire ou de ne pas déplaire, de se conformer aux usages communs ou bien au contraire de se rebeller contre eux, d’attirer l’attention ou de rester discrets. Agissant ainsi, nous sommes prisonniers du regard des autres. La sagesse consiste aussi à se libérer de ce regard pesant, bien souvent si intériorisé que nous n’en avons pas conscience.
- Est-ce que nous ne sommes vraiment plus capables de respecter la nature, la liberté vivante, sans aucun rendement, sans utilité, sans autre objet que de se laisser entrevoir de temps en temps ? La liberté elle-même est anachronique.
- On gagne plus par l’amitié et la modération que par crainte. La violence peut avoir de l’effet sur les natures serviles mais non sur les esprits indépendants.
- On a trop oublié que l’individualité des hommes, une construction sociale, ne peut logiquement valoir que ce que vaut le sort que leur réserve la vie sociale.
- Une trop grande liberté, un fais ce que tu veux commode, met la jeunesse dans l’impossibilité de désobéir, alors que rien d’audacieux n’existe sans la désobéissance à des règles.