Il n’existera qu’une commune damnation tant que chaque être isolé refusera de comprendre qu’un geste de liberté, si faible et si maladroit soit-il, est toujours porteur d’une communication authentique, d’un message personnel adéquat.
ÉcrivainIl n’existera qu’une commune damnation tant que chaque être isolé refusera de comprendre qu’un geste de liberté, si faible et si maladroit soit-il, est toujours porteur d’une communication authentique, d’un message personnel adéquat.
ÉcrivainPartager sur
Source vérifiée
Traité de savoir-faire à l'usage des jeunes générations
Le texte original diffère de quelques mots.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La liberté n’est peut-être, en fin de compte, pour chacun, que la simple possession du silence.
Ce n’est pas mépriser assez certaines gens que de dire tout haut qu’on les méprise. Le silence seul est le souverain mépris.
La liberté n’a point d’autres bornes que l’honnêteté. La présence de maîtres si respectés contient tout le monde, et n’empêche pas qu’on ne soit à son aise et gai.
On n’exprime efficacement, et par conséquent avec le maximum de profit, que les sentiments sincères. De plus, on a la conscience en paix.
Être libre, c’est aussi ne pas agir en fonction du regard d’autrui. Or, bien souvent, nos actions ou nos réactions sont mues par le désir de plaire ou de ne pas déplaire, de se conformer aux usages communs ou bien au contraire de se rebeller contre eux, d’attirer l’attention ou de rester discrets. Agissant ainsi, nous sommes prisonniers du regard des autres. La sagesse consiste aussi à se libérer de ce regard pesant, bien souvent si intériorisé que nous n’en avons pas conscience.
On ne devrait communiquer que depuis l’anéantissement, l’amoindrissement, depuis cette absence momentanée de nous-même où, dévastés, nous sommes ouverts au monde comme une béance.
Le problème n’est plus d’amener les gens à s’exprimer mais de fournir des petits moments de solitude et de silence dans lesquels ils peuvent trouver quelque chose à dire.
Partout, de nos jours, l’esprit humain commence ridiculement à perdre de vue que la véritable garantie de l’individu consiste, non dans son effort personnel isolé, mais dans la solidarité.
Comment se fait-il que les glapissements les plus aigus en faveur de la liberté se fassent entendre parmi les négriers ?
Elle n’a qu’un but, s’exprimer totalement dans une perspective qui permette à l’homme de secouer ses tabous, le révéler à lui-même, le rendre libre. L’homme doit prendre conscience de ses abîmes pour mieux les contourner.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.