Je ne pleure jamais sur ce passé qui a été à la fois merveilleux et douloureux. Je ne regrette rien. Jamais. Si je n’avais pas fait toutes ces rencontres affectives et professionnelles, je n’existerais pas comme j’existe.
Image : Je ne pleure jamais sur ce...

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- J’ai la même chose pour toi que j’ai pour moi : tout le regret de ce que j’ai pas bien fait et tout l’envie que ça me donne de ne jamais rien faire que je pourrais regretter. De la compassion.
- Etre mère, femme au foyer, n’a jamais étè un sacrifice - j’ai savouré chaque minute de ces années.
- Je n’ai pas pleuré à la mort de mon père, de ma mère, de Carmet, de Barbara et de Truffaut. Car, pour moi, tous ces gens que j’ai aimés ne sont pas morts. Ils sont là, sans arrêt, autour de moi, et nous nous parlons.
- Ils n’ont pas vu mes larmes. Ils n’ont pas entendu mes cris de rage. Ne plus faire semblant, c’était croire en leur victoire, c’est accepter de vieillir. Le temps a passé, je ne fais plus semblant. J’avance sans masque, sans défense.
- Jamais passion ne fut plus justifiée par la raison que la mienne.
- Je n’ai jamais eu pour vous ni une goutelette de désir, ni une goutelette d’amour, ni une goutelette d’affection, ni une goutelette de tendresse.
- J’ai des bonheurs mais jamais un bonheur complet. Je suis habitée par une souffrance confuse et profonde, qui ne me quitte jamais.
- Je ne regrette pas. Les regrets sont inutiles. Il est trop tard pour les regrets. Vous l’avez déjà fait, n’est-ce pas ? Vous avez vécu votre vie. Inutile de souhaiter que vous puissiez le changer.
- Je sais et je sens que je n’ai pas commencé la vie et qu’il y a en moi des trésors de tendresse et de passion qui n’auront peut-être jamais l’occasion de se répandre.
- Je ne suis pas bon, dans l’ensemble, ce n’est pas un des traits de mon caractère. L’humanitaire me dégoûte, le sort des autres m’est en général indifférent, je n’ai même pas le souvenir d’avoir jamais éprouvé un quelconque sentiment de solidarité.
- J’ai décidé que je ne regretterais rien dans ma vie.
- Il n’y a jamais eu pour moi ni barrière culturelle, ni barrière de langue, ni barrière de couleur. Ce sont la conviction, la culture, la vie, l’intelligence de l’autre qui me redonnent sans cesse espoir.
- J’en ai connu mille bonheurs et souffert ensuite mille morts. Mais je n’ai jamais pu tirer de cette aventure des idées générales.
- Mais le moment est venu où j’ai compris que je ne pouvais plus me leurrer moi-même, que ce n’était pas un crime d’être vivante, que c’était Dieu qui m’avait faite ainsi, que j’avais besoin d’aimer et de vivre.
- Bouleversé, je pleurai. Je pleurai de la peur que ma mère avait eue pour ma vie, peu m’importait, ces larmes se chargeaient d’une douleur autrement profonde, lourde, si elles me débordaient c’est que ces larmes en moi touchaient enfin l’extrémité des choses, l’extrémité de toute la vie.