Il n’y a jamais eu pour moi ni barrière culturelle, ni barrière de langue, ni barrière de couleur. Ce sont la conviction, la culture, la vie, l’intelligence de l’autre qui me redonnent sans cesse espoir.
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- Ma seule force c’est la vie, c’est de regarder les gens et d’être avec eux. Je viens sans bagage et j’apprends. Il n’y a rien de plus important que de savoir écouter et regarder.
- Le deuil pour seule culture, j’ai développé un chagrin solitaire et colérique. Il est difficile de discerner ce que nous ôtent, en mourant, ceux que nous avons aimés.
- Je ne pleure jamais sur ce passé qui a été à la fois merveilleux et douloureux. Je ne regrette rien. Jamais. Si je n’avais pas fait toutes ces rencontres affectives et professionnelles, je n’existerais pas comme j’existe.
- Jamais passion ne fut plus justifiée par la raison que la mienne.
- Je n’ai aucune confiance en moi, aucune vision de moi. Je ne me porte aucune valeur, aucun amour. Je suis dans une totale dépendance du regard de l’autre pour pouvoir exister.
- Je sais et je sens que je n’ai pas commencé la vie et qu’il y a en moi des trésors de tendresse et de passion qui n’auront peut-être jamais l’occasion de se répandre.
- Malgré tous les ennuis de notre monde, je n’ai jamais abandonné dans mon coeur l’amour dans lequel j’étais élevé ou l’espoir de l’homme dans l’amour. Dans la vie, comme sur la palette de l’artiste, il n’y a qu’une seule couleur qui donne un sens à la vie et à l’art - la couleur de l’amour.
- Je refuse d’un coeur la vaste complaisance Qui ne fait du mérite aucune différence : Je veux qu’on me distingue; et pour le trancher net, l’ami du genre humain n’est pas du tout mon fait.
- Il n’y a pas de bonheur possible pour moi, pour ceux que j’aime, pour mes proches, si, de proche en proche, cela n’inclut pas le globe, si cela n’inclut pas l’unité humaine.
- Je connaissais le sentiment qu’il n’y a rien à quoi aspirer qui soit vraiment satisfaisant, rien pour quoi travailler, rien à quoi croire, rien qu’il soit vraiment satisfaisant d’aimer. Ce sentiment transformé en philosophie : c’est ainsi que je me représentais le nihilisme.
- Je n’ai jamais eu pour vous ni une goutelette de désir, ni une goutelette d’amour, ni une goutelette d’affection, ni une goutelette de tendresse.
- Comme j’étais parfaitement disponible, que je ne fixais pas plus en amour que dans la vie professionnelle un idéal à atteindre, on m’a désignée comme une personne sans aucun interdit, exceptionnellement dépourvue d’inhibition, et je n’avais aucune raison de ne pas tenir cette place.
- Je ne me suis jamais senti à l’aise avec moi-même, parce que je n’ai jamais fait partie de la majorité. Je me sentais toujours maladroit et timide et à l’extérieur de l’élan de la vie de mes amis.
- Ah ! Messieurs ! Il se peut que je me considère comme extrêmement intelligent pour la seule raison que de toute ma vie, je n’ai jamais pu rien commencer ni finir.