Comme j’étais parfaitement disponible, que je ne fixais pas plus en amour que dans la vie professionnelle un idéal à atteindre, on m’a désignée comme une personne sans aucun interdit, exceptionnellement dépourvue d’inhibition, et je n’avais aucune raison de ne pas tenir cette place.
Analyse et signification
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- Je suis docile non par goût de la soumission, car je n’ai jamais cherché à me mettre dans une position masochiste, mais par indifférence, au fond, à l’usage qu’on fait des corps.
- Ce que j’ai appris de plus profond sur moi, c’était au gré d’une histoire d’amour : aucune formation intellectuelle, sociale, ne peut vous apporter ce que le fait d’accepter de tomber amoureuse vous apporte...
- Omnia vincit amor » disait déjà Virgile dans ses Bucoliques. L’amour triomphe de tout. J’ai tout quitté par amour pour me marier en Bretagne. Je n’ai pas trouvé de travail. J’ai poussé la porte des agences d’intérim et ça a commencé comme ça...
- Je suppose que vivre sans amour, sans en faire l’expérience ou sans pouvoir en donner est une punition assez forte.
- Je ne me suis mariée qu’une seule fois avec ce que j’ai cru être l’homme de ma vie, pensant vivre le véritable amour, pour m’apercevoir en finalité que vraisemblablement tout était faux, que tout n’avait été qu’illusion.
- Ma plus grande victoire a été d’apprendre à m’accepter en tant que personne, avec tous mes défauts... Je suis loin de ressembler à l’être humain que j’aimerais être. Mais j’ai décidé que je n’étais pas si mal, après tout.
- Devenir. Ce verbe m’avait toujours obsédée, mais c’est en cette circonstance que je m’en rendis compte pour la première fois. Je voulais devenir, même sans savoir quoi. Et j’étais devenue, ça c’était certain, mais sans objet déterminé, sans vraie passion, sans ambition précise.
- Mon orgueil de ne pas vouloir suivre une vie commune n’était qu’enfantillage puisque je la suivais, cette voie, et que j’aimais. J’aimais Odile tout unaniment, tout simplement, comme un homme aime une femme, comme il doit l’aimer.
- Mais le moment est venu où j’ai compris que je ne pouvais plus me leurrer moi-même, que ce n’était pas un crime d’être vivante, que c’était Dieu qui m’avait faite ainsi, que j’avais besoin d’aimer et de vivre.
- La vraie maison de l’amour est toujours une cachette. La fidélité n’était d’ailleurs pas pour moi un contrat d’exclusivité : elle était une notion de dévouement et de communion dans le même sens des valeurs.
- Je n’ai pas subi la misère, je l’ai épousée par amour, ayant pu choisir une autre compagne.
- Comme il m’est difficile de garder assez d’amour en moi pour ne pas m’effrayer de cette nouvelle femme qui émerge de la femme tant aimée devenue d’autant plus méconnaissable que tout d’elle est encore là mais sans elle !
- Une fois que vous aurez développé une conception de l’amour suffisamment idéale, suffisamment noble et parfaite, vous êtes fichu. Rien ne pourra désormais vous suffire. Pourtant, vous devez rester vivant - au moins un certain temps.
- Pour autant, il serait excessif d’affirmer que si mon histoire d’amour avait réussi, je ne serais pas ce high jacker du dimanche. D’abord parce que la réussite d’une histoire d’amour, je ne sais pas ce que c’est. Quand l’amour peutil être considéré comme réussi ?
- Oui, j’ai aimé comme personne au monde, d’un amour insensé et furieux, si violent que je suis étonné qu’il n’ait pas fait éclater mon cœur.