Qui ne pense qu’à nourrir sa chair ne prépare qu’un plus gros cadavre.
Écrivain, 1895-1974Qui ne pense qu’à nourrir sa chair ne prépare qu’un plus gros cadavre.
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Et dans les abattoirs Où l’on traîne les bœufs La mort ne vaut guère mieux Qu’aux arènes le soir.
Quoi de plus inhumain qu’un sacrifice humain ?
Le comble de l’avare ?
Offrir son corps à la science pour éviter les frais d’enterrement.
Il faut recevoir du potage des personnes qui en servent avec les grandes cuillers faites exprès : il faut ensuite se servir de sa cuiller pour manger ce qui est sur son assiette.
Rendre l’homme capable de grandes choses bien qu’il soit un bâtard, tel est notre premier devoir !
C’est faiblesse de céder aux maux, mais c’est folie de les nourrir.
La mort prends les gros richards qui se la pètent, les petits marrants qui contrepètent, et même les qui-sont-bien -montés.
L’homme de qualité se détourne du corps de la femme, comme le gastronome répugne aux viandes molles et aux vins moelleux.
Les préliminaires, c’est mettre le corps à l’ouvrage.
Face à la nourriture, le corps ne sait rester neutre ; il est prêt à toutes les folies, à toutes les fantasmagories et la mort ne lui fait plus peur.

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