Ce n’est pas tant l’horreur du meurtre qui l’épouvantait : il avait peur du cadavre.

Ce n’est pas tant l’horreur du meurtre qui l’épouvantait : il avait peur du cadavre.

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Ne pouvant plus supporter l’idée de la mort, il se tue.
Il n’était même pas sûr d’être en vie puisqu’il vivait comme un mort.
Voilà la vraye cause qui l’incita à conspirer et machiner la mort de la royne.
Qui ne craint point la mort ne craint point les menaces.
L’attrait du cinéma se trouve dans la peur de la mort.
Qui a peur de mourir n’est pas digne de vivre.
Ce n’est pas tant la mort, mais sa crainte, qui sans cesse me tue, me sauve et me défend d’une femme cruelle et basse.
Chez l’homme civilisé, la crainte de ses morts n’a rien de commun avec le mysticisme des primitifs. Elle est un retour de flamme de sa conscience, un déguisement de ses remords.
Souhaiter la mort de quelqu’un, c’est l’assassiner en idée. Si la pensée tuait, que de meurtriers et que de victimes !
Elle revêtait sa peur d’un déguisement pour pouvoir la regarder… Elle la baptisait fièvre, rats, chômage. Le vrai visage qui restait tabou était la mort.

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