Nous pardonnons souvent à ceux qui nous ennuient, mais nous ne pouvons pardonner à ceux que nous ennuyons.
Écrivain · 1613-1680 Image : Théodore Chassériau · Domaine public · Wikimedia Commons Nous pardonnons souvent à ceux qui nous ennuient, mais nous ne pouvons pardonner à ceux que nous ennuyons.
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Source vérifiée
Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 304
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
On n’a pas tant d’esprit quand on demande pardon que quand on offense.
Dans la vieillesse de l’amour comme dans celle de l’âge on vit encore pour les maux, mais on ne vit plus pour les plaisirs.
Il y a dans la jalousie plus d’amour-propre que d’amour.
L’amour de la justice n’est, en la plupart des hommes, que la crainte de souffrir l’injustice.
L’humilité n’est souvent qu’une feinte soumission, dont on se sert pour soumettre les autres ; c’est un artifice de l’orgueil qui s’abaisse pour s’élever.
Dans l’amitié, comme dans l’amour, on est souvent plus heureux par les choses qu’on ignore que par celles que l’on sait.
Nous nous persuadons souvent d’aimer les gens plus puissants que nous, et néanmoins c’est l’intérêt seul qui produit notre amitié.
La pitié est souvent un sentiment de nos propres maux dans les maux d’autrui ; c’est une habile prévoyance des malheurs où nous pouvons tomber.
Les violences qu’on se fait pour s’empêcher d’aimer sont souvent plus cruelles que les rigueurs de ce qu’on aime.
Il faut peu de choses pour rendre le sage heureux ; rien ne peut rendre un fol content ; c’est pourquoi presque tous les hommes sont misérables.

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