L’orgueil et la violence des forts ne cessent de recréer l’injustice.
Écrivain, 1890-1978L’orgueil et la violence des forts ne cessent de recréer l’injustice.
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Ce n’est pas la violence qui vient le mieux à bout de la haine, ni la vengeance qui guérit le plus sûrement l’injustice.
Bref, partout et toujours, ce sont les conditions et les moyens de puissance économiques qui aident la « violence » à remporter la victoire, sans laquelle elle cesse d’être violence.
L’injustice appelle l’injustice ; la violence engendre la violence.
Dans l’univers du révolté, la mort exalte l’injustice. Elle est le suprême abus.
Mais quand le sacré pointe, la violence n’est jamais loin.
La violence n’apporte que des victoires temporaires ; la violence, en créant beaucoup plus de problèmes sociaux qu’elle n’en résout, n’apporte jamais une paix permanente.
Jamais la violence ne viendra à bout de la violence. Jamais le pouvoir ne mettra fin au pouvoir. Quand un ordre est allé au bout de lui-même, il est remplacé par un autre, c’est tout. La politique ne sert à rien.
La violence, rétorque Hardin, est le dernier refuge de l’incompétence. Mais je n’ai certainement pas l’intention de déployer un tapis sous les pas des envahisseurs ni de leur cirer les bottes.
Un cas où l’injustice tyrannique s’en tire aisément, c’est quand elle est exercée, même effrontément, contre un groupe nettement défini et pas très nombreux.
Où sévit l’inégalité, sévit aussi l’injustice. Ne pouvant empêcher l’inégalité, loi irréductible de la nature, il faut bien se résigner à subir l’injustice.

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