Naître, c’est faire naufrage sur une île.
Source : Peter Pan (1904)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Naître, c’est faire naufrage sur une île.
Source : Peter Pan (1904)
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À mesure que je m’en éloigne, ma vie passée se dessine comme une île.
Il y a des genres et des degrés de solitude. Une île au milieu d’un lac, c’est un genre de solitude ; mais les lacs ont des bateaux, et on peut toujours espérer une visite.
Dieu me demande une faveur : l’accompagner au bord du lac, là où la foi n’est pas utile. Nous nous taisons, respectueux et résignés. Bientôt est apparue, vivace et blanche, une île.
On ne peut bien décrire la vie des hommes si on ne la fait baigner dans le sommeil où elle plonge et qui, nuit après nuit, la contourne comme une presqu’île est cernée par la mer.
Le vie ressemble à la navigation d’un vaisseau.
Venise : quelle ville pour les marins ! Tout flotte, et rien ne roule. Un silence divin.
Mollement balancés sur l’aile Du tourbillon intelligent, dans un délire parallèle, ma sœur, côte à côte nageant, nous fuirons sans repos ni trêves Vers le paradis de mes rêves !
Au lieu d’aborder des îles, je vogue donc vers ce large où ne parvient que le bruit solitaire du cœur, pareil à celui du ressac. Rien ne dépérit, c’est moi qui m’éloigne, rassurons-nous. Le large, mais non le désert.
La mer est salée parce qu’il y a des morues dedans. Et si elle ne déborde pas, c’est parce que la Providence, dans sa sagesse, a placé aussi des éponges.
Notre corps est la barque qui nous portera jusqu’à l’autre rive de l’océan de la vie. Il faut en prendre soin.

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