La mort tranquille de ce communiste de vingt ans, descendu sur les barricades du 19 août 1944, par la balle d’un milicien charmant, orné de sa grâce et de son âge, fait honte à ma vie.
Image : La mort tranquille de ce communiste...

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- De prison en prison je traversai la Yougoslavie. J’y rencontrai des criminels, violents et sombres, jurant dans une langue sauvage, où les injures sont les plus belles du monde.
- Ce n’est pas tant l’horreur du meurtre qui l’épouvantait : il avait peur du cadavre.
- A quatre-vingt-deux ans, les yeux en feu dans une barbe qui lui masquait le visage, tolstoï a voulu fuir sa femme. Il est mort tout de suite. Les liens entre les êtres ne sont pas à notre disposition.
- Nous l’avons vu mourir (le duc de Lauzun) fort âgé et oublié comme il arrive à tous ceux qui n’ont eu que de grands événements sans avoir fait de grandes choses.
- Un militaire, vous lui retirez la guerre qui lui donnait une raison de vivre et une vitalité de jeune homme, vous obtenez un croûton hors d’âge.
- Amis, il n’y a point d’amis ! » s’écriait le sage mourant; «Ennemis, il n’y a point d’ennemis» » s’écrie le fou vivant que je suis.
- Je puis mourir, disais-je; je le devrais même, après tant de honte et de douleur, mais je souffrirais mille morts sans pouvoir oublier l’ingrate Manon.
- Le suicide est le plus grand des crimes. Quel courage peut avoir celui qui tremble devant un revers de fortune ? Le véritable héroïsme consiste à être supérieur aux maux de la vie.
- Heureux qui pour la Gloire ou pour la Liberté, - Dans l’orgueil de la force et l’ivresse du rêve, - Meurt ainsi d’une mort éblouissante et brève.
- J’accuse la puissance soviétique Et je lui fais reproche de ce que, la claire jeunesse qui fut la mienne, en leurs combats, je ne l’ai pas trouvée.
- Il avait, tout léger qu’il était et sans que cela coutât rien à sa gaieté, une certaine façon d’être, imposante, digne, honnête et bourgeoisement altière; et son grand âge s’y ajoutait.
- Mon âme, il faut partir. Ma vigueur est passée, - Mon dernier jour est dessus l’horizon. - Tu crains ta liberté. Quoi ! N’es-tu pas lassée - D’avoir souffert soixante ans de prison ?
- Ces derniers jours, l’ampleur de dévastation, de colère, de tristesse que j’ai ressenties a été pour le moins accablante. Regarder mon peuple se faire assassiner et lyncher jour après jour a poussé mon coeur dans ses retranchements (ndlr : Au sujet de la mort de George Floyd).
- Il faut raconter barbarement un âge barbare, et prendre un coeur d’airain, mettre en saillie ce qui domine tout, la brutalité de la guerre, et son rude outil, le soldat.