Mon monde sous-marin ne connaît pas la rage. J’y suis souverain. (…) Comme mon corps, mes idées sont légères et gracieuses. J’étouffe le monde du dehors le temps d’épuiser l’oxygène emprisonné à la hâte dans mes poumons.

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Paris : Christian Bourgois éditeur
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17 octobre 2026
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  1. Je n’ai pas la force de me gouverner, je suis comme le navire qu’emportent les flots rapides. Mon cœur ne s’astreint pas à préférer certaines beautés, il trouve cent raisons de les aimer toutes.
    Source à vérifierLes Amours, II, 4
  2. J’entreprends ce voyage pour être loin de l’hideuse face humaine ! Enfin, pouvoir durant 15 jours se recueillir sur la face grave de l’océan ! Son visage attristé est le mien. Ce flot horrible qui déferle, mon amertume. Moi aussi j’ai mes abîmes.
  3. Au lieu d’aborder des îles, je vogue donc vers ce large où ne parvient que le bruit solitaire du cœur, pareil à celui du ressac. Rien ne dépérit, c’est moi qui m’éloigne, rassurons-nous. Le large, mais non le désert.
    Source vérifiée Le Fanal bleu (1949), chapitre 1
  4. Aucune voix n’emprunta le son du vent pour me glisser avec un petit souffle froid, dans l’oreille, le conseil d’écrire, et d’écrire encore, de ternir, en écrivant, ma bondissante ou tranquille perception de l’univers vivant…
    Source vérifiée Journal à rebours (1941), La chaufferette
  5. Je compris qu’il existait je ne sais quoi d’inconnu pour moi dans le monde, une force plus belle que la pensée, c’était toutes les pensées, toutes les forces, tout un avenir dans une émotion partagée.
    Source vérifiée Le Lys dans la vallée (1836)
  6. Nous passons tous un grand moment de notre vie sous l’eau, comme un iceberg. La plupart de nos pensées et de nos désirs ne sont pas exprimés. Nous vivons tous en permanence dans les conditions du secret.
    Source à vérifierLes Grands Entretiens de « Lire », Entretien avec Pierre Assouline, Mai 1986
  7. Ma soif de savoir est intermittente, mais mon envie de baigner ma tête dans des atmosphères inconnues à mes pieds est pérenne et constante. Le plus haut point que nous puissions atteindre n’est pas le savoir, mais la sympathie avec l’Intelligence.
    Source vérifiée De la marche (1862)
  8. J’ai la passion innée de contredire les gens, toute mon existence ne fut en somme qu’une suite de contradictions malheureuses entre mon cœur et mon cerveau, la présence d’un enthousiaste me glace.
    Mikhaïl Youriévitch LermontovSource à vérifierUn héros de notre temps (1841)
  9. La liberté est une sensation. Cela se respire. L’idée que nous sommes libres dilate l’avenir du moment. Elle fait s’éployer à l’extrême dans nos poitrines je ne sais quelles ailes intérieures dont la force d’enlèvement enivrant nous porte.
    Source vérifiée Regards sur le monde actuel (1931)
  10. Je suis seul, capable encore et plus que jamais d’éprouver la passion. L’ennui, l’ennui que je cultive avec une rigoureuse inconscience pare ma vie de l’uniformité d’où jaillissent la tempête et la nuit et le soleil.
    Source secondaireLa liberté ou l’amour ! (1927), VIII. A perte de vue, p. 93
« Mon monde sous-marin ne connaît pas la rage. J’y suis souverain. (…) Comme mon corps, mes idées sont légères e... » — Hugo Lindenberg

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