Je suis une femme qui n’aime pas les photos (je n’en prends jamais), qui n’aime aucune image, gaie ou triste, susceptible de réveiller une émotion. Les émotions sont effrayantes. Je voudrais que la vie avance et que tout soit effacé au fur et à mesure.
Image : Je suis une femme qui n’aime...

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- Ma déprime est peut-être due à l’âge, à la crise économique ou à la mauvaise santé du marché de l’art, n’empêche que les difficultés des autres ne me consolent pas.
- Peu de choses dans ma vie m’ont effectivement passionné davantage que l’aspect pénal de notre monde. Si nous considérons cet aspect pénal de notre monde, c’est-à-dire de notre société, nous avons, comme on dit, de quoi nous étonner chaque jour.
- Perdre la vie est peu de chose et j’aurai ce courage quand il le faudra. Mais voir se dissiper le sens de cette vie, disparaître notre raison d’existence, voilà ce qui est insupportable. On ne peut vivre sans raison.
- Quelle souffrance que d’être ainsi vivant. Quelle abomination, quelle pourriture ! Comment mon corps, ce corps qui est à moi, qui appartient ou qui est le maître de cet esprit pas particulièrement attaché à la vie, a-t-il la force, le courage d’exister ?
- Je fais du théâtre pour ressentir les sensations que la vie ne m’apporte pas...
- Je suis parfois lassé par Plus belle la vie.
- Mon monde sous-marin ne connaît pas la rage. J’y suis souverain. Comme mon corps, mes idées sont légères et gracieuses. J’étouffe le monde du dehors le temps d’épuiser l’oxygène emprisonné à la hâte dans mes poumons.
- J’ai l’impression d’être un vase qui fuit : l’orgueil, la dignité, le courage coulent par toutes mes fissures. Seule demeure la terreur. Une terreur qui me dévore, qui m’aveugle.
- Il me manquera le partage, l’émotion, le regard troublé, le rire, ce quelque chose au ventre qui vous bouffe avec bonheur et cette larme dans le coin de votre oeil qui ne veut pas glisser sur votre joue.
- De même la vie dépose sur le visage des individus, couche après couche, les rides successives de l’expérience où il est absolument impossible de discriminer la part du rire et celle des larmes. Déjections de l’expérience sur la sables de la vie...
- La vie est une passion par laquelle la beauté passe à une perfection moindre.
- S’il est si difficile d’oublier une femme auprès de laquelle on a trouvé le bonheur, c’est qu’il est certains moments que l’imagination ne peut se lasser de représenter et d’embellir.
- Ce qui me fait plaisir, c’est que j’acquiers de la raison, sans perdre l’émotion excitée par le beau. Je désire bien ne pas me faire illusion, mais il me semble que je travaille plus tranquillement qu’autrefois, et j’ai le même amour pour mon travail.
- Ce qui peut faire peur, ce n’est pas la beauté qui s’en va mais la mort qui s’approche. Et puis, vieillir ne doit pas être vu comme la fin de la séduction. Il restera ce que j’aime tant, l’échange, le charme, l’entente intellectuelle.
- De même que l’amour nous fait trouver belle la femme aimée, l’angoisse que nous inspire une femme redoutée donne un relief démesurée au moindre défaut de ses traits.