Ce matin, las, - Mon crayon fatigué - Est mort. - Il a sauté sur sa mine. - Un poète épuisé - Est mort - Oublié de tous.
Image : Ce matin, las, - Mon crayon...

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- Un poète mort n’écrit plus. D’où l’importance de rester vivant.
- Si vous ne voulez pas qu’on vous oublie, le jour où vous serez mort et pourri, écrivez des choses qui valent la peine d’être lues ou faites, des choses qui valent la peine d’être écrites.
- Souvenez-vous de ces mots quand je suis mort. Assurez-vous d’abord que vous avez raison, puis allez-y.
- Un fou brame dans la nuit, qui bande comme un cerf, Ô mort je suis ce cerf, que dévorent les chiens, la mort éjacule en sang.
- Aussitôt fait que dit; le fidèle émoucheur Vous empoigne un pavé, le lance avec roideur, casse la tête à l’homme en écrasant la mouche, et non moins bon archer que mauvais raisonneur : Roide mort étendu sur la place il le couche.
- La vie écrit au crayon. La mort passe la gomme. Le poème se souvient. Personne n’a meilleure mémoire qu’un poème.
- L’éclair me dure. La poésie me volera de la mort.
- Tu n’as d’existence qu’au travers de ton empreinte sur la mienne. T’écrire, ce n’est rien d’autre que faire le tour de ton absence. D’écrire l’héritage d’absence. Tu es une forme vide impossible à remplir d’écriture.
- Le poète doit pouvoir tout dire, en toute liberté. Essayez donc un peu, mes amis, vous verrez que vous n’êtes pas libres.
- Tout ce que nous voyons éveillés est mort, tout ce que nous voyons endormis est sommeil.
- Singulier monde, que celui du rêve ! Les pensées, les paroles intérieures, en dedans, se pressent, fourmillent. Tout ce petit monde se hâte de vivre avant le réveil, qui est sa fin, sa mort à lui.
- Si tu n’étais pas morte... Ces mots ne dansent pas sur mon cahier, mais blessent le silence de la marge.
- Quiconque a côtoyé la mort est condamné à la poésie.
- Ne parle pas d’aimer; ton ventre, je le mords. Mon poème trop plein, c’est en toi qu’il se vide. Moite femelle, en toi j’apprends que je suis mort, epanoui comme un volcan qui se suicide.