Lettre trouvée dans la poche d’un suicidé : « J’étais trop heureux. Cela ne pouvait pas durer. »
Humoriste, 1919-2009Lettre trouvée dans la poche d’un suicidé : « J’étais trop heureux. Cela ne pouvait pas durer. »
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Histoires Mechantes
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Il n’y a pas de bonheur parfait ! Dit l’homme quand sa belle-mère mourut et qu’on lui présenta la note des pompes funèbres.
Ce suicide affreux, le célibat.
Je puis mourir, disais-je ; je le devrais même, après tant de honte et de douleur, mais je souffrirais mille morts sans pouvoir oublier l’ingrate Manon.
Amour, il fallait bien en payer le prix, et mon chagrin vient de briser ma vie.
En fait, au fond, toujours ceci : comme si j’étais comme mort.
Le courage de la mort lui gonfla l’âme.
Un suicide, c’est la double peine, la violence de la disparition génère un silence gêné qui prend toute la place, empêchant même de se souvenir des jours heureux. Moi, je ne voulais pas me taire.
J’ai déchiré le testament que je venais d’écrire, il faisait tant d’heureux que j’en serais arrivé à me tuer pour ne pas trop les faire attendre.
Se maintenir dans le bonheur est épuisant, alors qu’il n’y a finalement aucun effort à fournir dans la chute. Mais ça ne pouvait pas durer, je devais affronter ma vie.
La parole, me semble t-il, délivre de la peur de la mort, et si elle pouvait m’aider à la repousser, à lui échapper, je serais alors le porc-épic le plus heureux du monde.

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